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RDC

RDC : Chebeya aurait été assassiné à cause d’un dossier sur des massacres dans le Bas-Congo

Le général John Numbi (à gauche) et Floribert Chebeya.
© AFP/ Montage

Après les révélations du policier Mwilambwé au journaliste Thierry Michel, on en sait un peu plus sur les mobiles possibles qui auraient pu conduire à l'assassinat du secrétaire exécutif de la Voix des sans voix, Floribert Chebeya. Selon le policier, il a été assassiné car il avait un dossier très complet sur les acteurs des massacres dans le Bas-Congo en 2007 et 2008, où plus de 300 personnes, principalement des adeptes du mouvement politico-religieux Bundu Dia Kongo, ont été tuées par les forces de l'ordre.

Nous continuons à demander que John Numbi soit arrêté et jugé comme tout le monde.

Annie Chebeya, veuve de Floribert Chebeya
13-07-2012 - Par Sarah Tisseyre

Selon le policier Paul Mwilambwé, c'est parce que Floribert Chebeya avait recueilli suffisamment d'éléments prouvant l'implication du bataillon Simba, alors dirigé par le général Numbi, dans les massacres de 2007 et 2008 au Bas-Congo qu'il aurait été assassiné.

Le policier affirme par ailleurs que Floribert Chebeya était venu avec les éléments du dossier lorsqu'il a été convoqué à l'inspection générale de la police le 1er juin 2010. Son ONG, la Voix des sans voix, affirme de son côté que Floribert Chebeya avait contacté par courrier électronique, la veille de sa convocation, un avocat congolais résidant en Belgique pour évoquer une possible plainte avec constitution de partie civile dans cette affaire.

Je demande à la justice congolaise de me restituer le corps.

Marie-José Bazana, veuve de Fidèle Bazana, collaborateur de Floribert Chebeya également assassiné
13-07-2012 - Par Sarah Tisseyre

Selon l'ONG, ce courriel se serait retrouvé le même jour en possession des dirigeants de la police dont le colonel Mukalay, principal condamné pour le meurtre de Floribert Chebeya.

En 2007 et 2008, le bataillon Simba, l'armée et les forces de l'ordre ont attaqué les militants et sympathisants de la secte Bundu Dia Congo, dans la province du Bas-Congo, faisant au moins trois cents victimes. Human Rights Watch, qui a longuement enquêté sur ces massacres, estime que les forces de l'ordre avaient alors fait preuve d'une violence considérable et délibérée et agissaient sous la direction du président et de ses principaux conseillers.

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