Union africaine : Nkosazana Dlamini-Zuma élue présidente de la Commission

La ministre de l’Intérieur sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, au sommet de l’UA. Addis-Abeba, le 15 juillet 2012.
© Reuters/Tiksa Negeri

C'est la fin d'un bras de fer qui durait depuis six mois. Les chefs d'Etat africains réunis à Addis-Abeba pour le sommet de l'Union africaine ont élu ce dimanche soir, 15 juillet, le nouveau président de la Commission de l'UA. La ministre sud-africaine de l'Intérieur Nkosazana Dlamini-Zuma l'a emporté au quatrième tour, par 37 voix, sur le Gabonais Jean Ping.

Avec notre envoyé spécial à Addis-Abeba, Jean-Karim Fall

Trente-sept voix à l’issue du quatrième tour de scrutin. Grâce au SMS, le secret du huis clos a été rapidement éventé. Une clameur a accueilli ce chiffre. Les diplomates d’Afrique australe se sont congratulés.

Boni Yayi
16-07-2012 - Par Boniface Vignon

Madame Nkosazana Dlamini-Zuma remporte haut la main cette élection après avoir échoué il y a six mois, ici même, à Addis-Abeba. Elle a été en tête dès le premier tour avec 27 voix contre 24 pour Jean Ping. Au fil des scrutins, le Gabonais a perdu des voix y compris dans son camp, avant de se retirer au troisième tour. Le quatrième tour n’était donc plus qu’une formalité.

L'Afrique est heureuse. Cette élection c'est aussi la prise de pouvoir par les femmes...

Jacob Zuma
16-07-2012 - Par Jean-Karim Fall

La diplomatie sud-africaine triomphe. Le président Jacob Zuma a bataillé ferme pendant plus de six mois pour imposer son ex-épouse à la tête de l’Union africaine, une organisation affaiblie en raison de la rivalité qui opposait les deux camps : l’Afrique australe d’un côté et l’Afrique centrale - soutenue pour l’occasion par l’Afrique de l’Ouest - de l’autre.

Mais la volonté d’en finir avec cette querelle stérile et le désir de doter cette organisation d’un véritable exécutif l’ont emporté sur les autres considérations. Enfin, et c’est notable, pour la première fois dans l'histoire de l’Union africaine, une femme va diriger l'organisation.


En marge du sommet de l'UA, cinq pays se sont réunis pour la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Etaient présents : les leaders de la Tanzanie, de la République centrafricaine, de l'Ouganda, du Rwanda et de la RDC. Ces deux derniers pays ont accepté le principe, exprimé collectivement dans une déclaration, de la mise en place et du déploiement d'une force internationale neutre pour sécuriser la frontière entre les deux pays, et neutraliser les rebelles dans l'est de la RDC. Voir la déclaration d'Alphonse Ntumba Luaba, secrétaire exécutif de la CIRGL.

Voir par ailleurs la déclaration du président sénégalais Macky Sall, qui participait pour la première fois à un sommet en tant que chef d'Etat, au sujet de la crise malienne.

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