RDC: la mère d'Eugène Diomi Ndongala à la recherche de son fils

Eugène Diomi Ndongala (à gauche) aux côtés du leader du principal parti d'opposition Etienne Tshisekedi, le 22 juin 2012, quelques jours avant sa disparition.
© AFP PHOTO / JUNIOR DIDI KANNAH

Cela fait  semaine qu'Eugène Diomi Ndongala, président du parti d'opposition la Démocratie Chrétienne, est porté disparu. Poursuivi par la justice pour une affaire de viol de mineures, cet opposant proche d'Etienne Tshisekedi aurait été enlevé par les services de sécurité, selon ses proches. Mais pour la justice, Diomi est en cavale. Dans un point de presse tenu samedi 21 juillet à Kinshasa, sa mère a parlé d'une cabale et accusé un député de la majorité d'avoir voulu lui extorquer de l'argent en proposant de faire régler cette affaire de viol à l'amiable.

À la tribune du centre Carter, Sona Diakiessé, la mère d'Eugène Diomi, était l’invitée du réseau des ONG des droits de l’homme, section Kinshasa. Cette femme d’environ 70 ans a dit être à la recherche de son fils. Eugène Diomi a disparu de la circulation depuis quelques semaines, enlevé par la police et gardé au secret, selon sa mère.

Quant aux accusations de viol mises à charge du président de la Démocratie chrétienne, « une cabale », a tranché Sona Diakiessé qui a dit avoir été approchée par Francis Kalombo, un député de la majorité, venu proposer une facilitation moyennant de l'argent.

« Lorsqu’il nous a parlé, il m’a demandé de dire à son excellence, mon fils, de donner de l’argent pour qu’on règle l’affaire en famille. Il a dit : "Ces filles-là sont mes filles, les enfants de mon grand frère. La maman ne s’en occupe pas tellement. Ce sont des filles qui font le trottoir. Nous pouvons arranger ça en famille ».

Mis en cause, le député PPRD Francis Kalombo, a rejeté toutes ces allégations : « Elles étaient à trois femmes qui sont venues me voir, s'est-il justifié. Je n’ai pas été les chercher. Elles sont venues me voir, justement pour me demander de l’aide. Et la maman a reconnu qu’elle savait où se trouvait son fils. Mais il ne peut pas travailler, il ne peut pas apparaître. Il a peur ! Donc si je peux trouver un arrangement pour le mettre en contact avec la famille [des victimes supposées, NDLR] de manière à leur permettre de pouvoir négocier et de trouver un arrangement... Je leur ai dit que j'allais essayer et de me recontacter le mardi. J'ai donné mon numéro de téléphone, depuis, elles ne m’ont plus jamais contacté ! »

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