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Article publié le : mardi 24 juillet 2012 à 04:10 - Dernière modification le : mardi 24 juillet 2012 à 05:32

Côte d'Ivoire : le gouvernement tente l'apaisement après les violences de Duékoué

Le Camp de Nahibly, à Duékoué, le 20 juillet 2012.
Le Camp de Nahibly, à Duékoué, le 20 juillet 2012.
REUTERS/Stringer

Par RFI

A la suite d’un braquage meurtrier dans la nuit de jeudi à vendredi dans le quartier de Kokoma, des jeunes ont monté une expédition punitive sur le camp de déplacés de Nahibly, qui accueillait environ 5.000 personnes. Le camp a été presqu’entièrement incendié, malgré la présence des casques bleus de l’Onuci et des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire. Le bilan officiel est de onze morts et une quarantaine de blessés. Après cette nième tragédie à Duékoué, le gouvernement ivoirien tente de calmer les esprits et évite les polémiques.

Le gouvernement manifeste sa compassion « aux familles éplorées et à tous les blessés ». Le ministre ivoirien des Anciens combattants et des victimes de guerre l’a déclaré le 23 juillet sur le plateau de la télévision publique. Matthieu Badaud Darret qui était de retour de Duékoué, a souligné au passage une anomalie dans le camp incendié :

« Ce camp faisait l'objet d'un contrôle par un groupe mafieux. Les vrais déplacés avaient été pris en otage. Sur le site, on a trouvé des armes à feu, même un RPG. A ce niveau, il y a problème ».

Sur les 5.000 déplacés qui étaient dans le camp de Nahibly avant sa destruction, environ 700 se trouvent aujourd’hui dans la cour de la mairie de Duékoué.Tous s’inscrivent pour rentrer dans leurs villages, dit le gouvernement, alors que certains n’ont plus de maisons, comme l’illustrent de nombreux témoignages.

Le gouvernement ivoirien et l’Onuci assurent pourtant que le retour des déplacés dans leurs villages se fait sur le principe du volontariat. Les deux partenaires, qui s’étaient renvoyé la responsabilité de la sécurité du camp de déplacés, après sa destruction, affirment que la polémique est oubliée.

Réaction de la Ligue ivoirienne des droits de l'homme

Pour la Ligue ivoirienne des droits de l'homme, cette attaque sur le camp de Nahibly a été menée avec la complicité des chasseurs traditionnels Dozos, les forces de l'ordre ivoiriennes ont, elles, fermé les yeux alors que les casques bleus ont été totalement impuissants. Selon René Legre Hokou, président de la LIDHO, joint à Abidjan, signale une participation active des Dozos dans l'expédition punitive contre le camp de déplacés. Des témoignages rapportés à la Lidho font aussi état d'une participation «passive» des FRCI à l'attaque, dans le sens où les forces nationales ont vu l'attaque se préparer et se dérouler sans jamais intervenir alors qu'elles auraient pu le faire. Quant aux casques bleus de l'Onuci, ils n'ont pas été en mesure d'exercer leur mandat de protection des populations.

René Legré Hokou

Président de la LIDHO, Ligue ivoirienne des droits de l'homme

Selon les témoignages recueillis par la Lidho, les FRCI étaient là, mais n'ont rien fait pour empêcher l'encerclement du camp. Et les casques bleus ont été surpris et totalement dépassés par l'attaque. Au lieu de protéger le camp, ils se sont donc repliés.

 

24/07/2012 par Cyril Bensimon

Rappel des faits

Les violences survenues vendredi à Duékoué ont fait, selon les sources, entre 11 et 14 morts. Tout a commencé dans la nuit lorsqu'une attaque, dans le quartier Malinké de la ville, a fait en tout 5 morts, après le décès d'un blessé. Par la suite, les jeunes de cette communauté sont allés incendier le camp de Nahibly où plusieurs centaines de personnes, essentiellement des Guerés, étaient réfugiés. Ces représailles auraient fait selon les sources entre 6 et 9 morts. Aujourd'hui, de nombreux pensionnaires de ce camp ont fui dans la brousse, d'autres se sont abrités près de la mairie.

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(6) Réactions

depuis la prise du pouvoir

depuis la prise du pouvoir le sang continu de couler les pauvres innocents pauvres meurts et les medias etrangeres n'en parlent pas ou sont elles aujourd'hui quelle injustice toutes choses a une fin.

des gens sont morts,plus

des gens sont morts,plus d'une dizaine,surement de pauvres innocents,ayez un peu de compassion svp,laissez vos soucis là au frigo.

les tueries en efrique, c'est comme acheter un bon en europe

Les autorités des Fanci et de l'Onuci chargé d'assurer la sécurité du camp de Duékoué doivent passer devant le tribunal. Leur rôle est d’empêcher l'arbitraire. Mais ils ont cautionner une vengeance qui n'a pour cible que des innocents. Ceux qui ont commis ce meurtre dans le quartier malinké, y a t-il des preuves qu'ils sont venus se réfugiés dans le camp? les 11 ou 14 morts sont ils les coupables? est ce que au moment de l'attaque ces coupables étaient toujours à l’intérieur du camp? Je trouve que l'état à cautionner un crime en laissant des jeunes criminels s'attaquer à un camp de réfugiés qui abrutent une population qui a fuit l’insécurité et qui est venu se confier de près à la sécurité officielle du pays. Nous n'avons plus aucune valeur morale en afrique lorsqque nous nous attaquons à des hotes impuissants aux yeux de la securité. pourquoi permettre à une arméee de chasseur de circuler dans la ville pour commettre des crimes? je vois aucune excuse pour le gouvernement ivoirien face à cette situation si ce n'est que de rendre la justice ou de démissionner. si tout le monde se faisait sa propre justice, l'état n'aura pas une raison d'exister.

calmer les ardeurs

l'ouest de la CI est vulnérable à cause de la précarité de la population.les discours politiques,une presse à elan tribal et clannique braquent les populations les unes contre les autres.
Même la LIDHO n'est pas en réste comme d'habitude avec un rapport
biaisé jetant du coût l'huile sur le feu.En face le MIDH,une autre
organisation des droits de l'Homme, sort enfin de son sommeil en produisant une declaration amicale pleine d'humour.Comme quoi chacun protège son précarré et tanpis pour les victimes.A quand la fin du circle.

La LIDHO =FPI

Ce qui arrive au peuple Wê est déplorable. Mais faut-il reconnaitre que les cadres de cette region ont une grande responsabilté du drame que vit cette population.ce sont eux depuis très longtemps qui ont intrumentalisés leurs parents pour leur propre interêt,mais oú sont-ils aujourd'hui? Je me rappelle du temps oú j'étais en fonction dans la region,dejà en 1995 des cadres fournissaient des armes à feu aux jeunes des villages pour chasser les Burkinabé et les baoulés de leur forêt.Il y avait une autre manière de le faire que de manipuler ces jeunes gens.
Les comentaires de la LIDHO n'étonne personne. Elle a toujours eu des affinité avec le FPI. Elle a été très active contre Houphouet et Bedié, mais a fermé sa bouche quand Robert Guei tuait les miltaires originaires du Nord,quand il a eu le charnier de Yopougon en 2000,quand en 2005 Gbabgo tuait les manifestants de l'oposition,...Pour eux les droits de l'homme sont pour les gens de leur bord et non pour les autres.

David, Tu raconte du

David, Tu raconte du n'importe quoi. Laisse le tribalisme la a cote et surtout un peu de respect pour les gens qui ont perdu leur vie dans cette attaques monstrueuse.

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