Pour la France, une intervention militaire au nord du Mali sera nécessaire

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius et son homologue sénégalais Alioune Badara Cissé à Dakar, ce samedi 28 juillet 2012.
© AFP PHOTO / SEYLLOU

La France est très soucieuse de ce qui se passe au Mali. Pour trouver des solutions à la crise et à l'occupation du nord du Mali, le ministre français des Affaires étrangères effectue un marathon africain de 48 heures. Laurent Fabius s'est rendu hier à Niamey, puis à Ouagadougou. Aujourd'hui, samedi 28 juillet, il était à Dakar, avant de se rendre pour quelques heures à Njamena. Laurent Fabius écoute et fait des propositions : la France, par exemple, pourrait jouer un rôle de « facilitateur » tout en demandant des forces africaines capables face aux islamistes.

Avec les dirigeants sénégalais, le président Macky Sall et son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius explore toutes les voies de règlement de la crise malienne. Solution politique mais aussi solution militaire, il est désormais clair côté français qu’une intervention militaire sera nécessaire pour déloger du nord du Mali les terroristes d’al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et leurs alliés. « Un traitement sécuritaire », pour reprendre les termes employés par les diplomates.

Hier soir, à son arrivée à Dakar, le ministre français des Affaires étrangères s’est offert une parenthèse inédite. Une rencontre avec les jeunes du mouvement «Y'en a marre». Dans les rues sablonneuses d’un quartier populaire, le cortège officiel, sirènes hurlantes, s’est arrêté devant un bâtiment de trois étages. Le siège du mouvement qui fut le fer de lance de la contestation anti-Wade. Sur le toit-terrasse, une tente avait été dressée. Les dirigeants du mouvement, un peu intimidés au début, ont accueilli le ministre français des Affaires étrangères visiblement ravi. Au jeu des questions-réponses, Laurent Fabius a expliqué la politique française au Mali et a abordé le délicat problème des visas. Laurent Fabius s’est fait un plaisir de fustiger la politique migratoire de Nicolas Sarkozy en soulignant que le nouveau gouvernement avait abrogé la circulaire Guéant.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.