ALGERIE / SYRIE  - 
Article publié le : mardi 31 juillet 2012 à 00:40 - Dernière modification le : mardi 31 juillet 2012 à 00:40

Ces Syriens qui trouvent refuge en Algérie

Réfugiés syriens sur la place de Port-Saïd à Alger.
Réfugiés syriens sur la place de Port-Saïd à Alger.
REUTERS/Louafi Larbi

Par RFI

Les Syriens fuyant les combats se dirigent principalement vers la Turquie et le Liban voisins. Mais depuis environ un mois, plusieurs milliers d’entre eux ont choisi l’Algérie.

Selon les autorités algériennes, ils seraient plus de 12 000 dans tout le pays. Les Syriens arrivent en Algérie depuis plusieurs semaines, principalement parce qu’ils n’ont pas besoin de visa pour entrer.

Originaires de Homs, d’Alep, de Damas ou encore d’Idleb, ils disent qu’ils ont fui les combats, mais ils refusent de parler politique. Les jeunes comme les plus âgés, les femmes comme les hommes, tous craignent les services de sécurité syriens, au-delà des frontières de leur pays.

Depuis leur arrivée, ils n'ont en tout cas bénéficié d'aucune prise en charge. Dans la capitale Alger, près de 200 personnes campent dans un square. Certains dorment à l’hôtel, en attendant de trouver un logement. Des associations ont lancé une campagne de dons. Le Réseau de défense de la liberté et de la dignité, par exemple, distribue depuis une semaine des repas pour la rupture du jeûne du ramadan.

Il y a deux jours, le gouvernement algérien a finalement annoncé qu’il prendrait en charge les réfugiés. Mais ces familles embarrassent Alger, allié historique de la Syrie. Les autorités vont donc limiter les entrées. Les vols d’Air Algérie en provenance de Damas devraient être réduits. Et tout ressortissant syrien devra présenter un billet de retour et un certificat d’hébergement pour monter dans l’avion.

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Ces réfugiés sont considérés comme les invités de l’émir Abdelkader qui avait trouvé refuge en Syrie. Pour le président de la CNPPDH, «l’Algérie a, à travers la présence des ces réfugiés, l’occasion d’honorer et de rembourser une dette morale contractée à l’égard des Syriens».

La situation des milliers de syriens réfugiés en Algérie est désormais prise en charge par les autorités algériennes. «On ne peut pas les laisser ces femmes et enfants, qui sont dans un état de délabrement moral et précaire terrible, livrés à eux-mêmes», nous a déclaré hier Farouk Ksentini, président de la Commission nationale de Promotion et de Protection des Droits de l’homme (CNPPDH). Des propos tenus au lendemain de la réunion interministérielle consacrée à la recherche des solutions pour une meilleure prise en charge de la situation humanitaire de ces réfugiés.

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