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Article publié le : jeudi 02 août 2012 à 06:43 - Dernière modification le : jeudi 02 août 2012 à 09:09

De Dakar à Juba, Hillary Clinton poursuit sa tournée africaine

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton lors de son discours à l'Université de Dakar le 1er août 2012.
La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton lors de son discours à l'Université de Dakar le 1er août 2012.
REUTERS/Jacquelyn Martin/Pool

Par RFI

Ce jeudi 2 août, Hillary Clinton se rend en Ouganda. Elle rejoindra ce vendredi le Soudan du Sud, la plus jeune nation du continent africain. Mercredi, la secrétaire d’Etat américaine a entamé une tournée d’une dizaine de jours en Afrique. Elle était à Dakar, où elle a rencontré le président Macky Sall, élu en mars dernier. Elle a également visité un centre de santé de la capitale, avant de se rendre à l’Université de Dakar, où elle a prononcé un discours sur la démocratie.

Il y avait du beau monde, ce mercredi 1er août à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Des intellectuels, des artistes, des personnalités du monde diplomatique, et de la société civile sont venus écouter la chef de la diplomatie américaine.

Devant ce public trié sur le volet, Hillary Clinton - qui entame une tournée sur le continent - a tenu à exposer la politique des Etats-Unis concernant l'Afrique : « L’Afrique a besoin de partenariat et non de parrainage, a-t-elle résumé. Nous misons sur cette formule. Pendant mon voyage, je tenterai d’expliquer de quoi il s’agit et je parlerai de partenariat durable. »

D’un ton emphatique, la chef de la diplomatie américaine vante l’exemple du Sénégal, qui a connu une alternance démocratique apaisée en mars dernier. Evoquant l’instabilité politique dans la sous-région, Hillary Clinton s’est un temps arrêtée sur le cas du Mali, où l’appui des Etats-Unis est conditionné au retour à l’ordre constitutionnel.

« Nous avons maintenu l’aide pour les programmes de santé et de sécurité alimentaire. Nous avons engagé 10 millions de dollars pour assister quelque 260 000 réfugiés qui ont dû se déplacer. Mais nous ne pouvons pas et nous ne voulons pas reconduire cette aide tant que les militaires n’acceptent pas le pouvoir civil qui a été mis en place et que des élections démocratiques ne sont pas organisées. »

Hillary Clinton

Secrétaire d'Etat américaine.

Nous ne pouvons pas et nous ne voulons pas reconduire notre aide financière tant que les militaires n’acceptent pas le pouvoir civil qui a été mis en place et que des élections démocratiques ne sont pas organisées.

 

02/08/2012 par RFI

Dans les rangs de l’amphithéâtre, le public est majoritairement conquis par cette prestation, à l’image du député Mansour Sy Djamil. « C'est un discours qui a été exhaustif, commente l'élu. Je trouve que les questions essentielles qui interpellent aujourd'hui le peuple africain ont été abordées. »

Ce jeudi 2 août, Hillary Clinton poursuit sa tournée en Ouganda.

Après le Sénégal, le Soudan du Sud

Hillary Clinton est attendu ce vendredi à Juba, capitale de la plus jeune des nations du continent africain. La visite de la secrétaire d'Etat américaine au Soudan du Sud est aussi symbolique qu'elle s'annonce tendue. Il faut dire qu'elle intervient le jour de l'expiration de l'ultimatum de l'ONU. Dans une résolution adoptée le 2 mai 2012, le Conseil de sécurité des Nations unies avait donné aux deux Soudans jusqu'au 2 août pour régler leurs divergences, en les menacant de sanctions.

Un an après l'indépendance du Soudan du Sud, les problèmes de démarcation de frontières et de partage de la manne pétrolière ne sont toujours pas reglés. Le Sud a hérité des trois quarts des réserves de brut mais reste tributaire des infrastructures du Nord pour exporter. Les deux pays mènent des pourparlers à Addis-Abeba, mais les discussions piétinent. Et Washington veut éviter que ce conflit larvé ne se mue en guerre ouverte.

Cette semaine encore, l'ONU a intensifié sa pression sur les deux pays, sans succès. La sécrétaire d'Etat américaine doit rencontrer le président du Soudan du Sud, Salva Kiir. A certains égards, c'est un pied de nez adressé à Khartoum, capitale du Soudan. Selon le département d'Etat américain, Hilary Clinton doit reaffirmer le soutien de l'administration Obama au jeune Etat, et encourager les négocaitions avec le voisin du Nord.

tags: Etats-Unis - Hillary Clinton - Sénégal
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(1) Réaction

Quel partenariat, quelle démocratie ?

C'est bien beau de parler de partenariat, de démocratie en même temps de financer le pillage des matières premières dans l'Est de la RDC. De financer la coulée du sang de plusieurs citoyens congolais. De soutenir le Rwanda où la démocratie est le dernier des soucis; l'Ouganda où la constitution est régulièrement taillée à la mesure d'un autocrate connu des longues dates. Je crois que les États-Unis sont tombés sur leur tête, ils regardent le monde du bas, et pensent que tous le voient comme eux. Non, soyez au moins correct avec vous-même. Vous formez et armez au Rwanda des soldats qui vont tuer, violer, piller en RDC. Pour vous, personnes ne peut le comprend ! Cessez de parler comme dans les catéchèses. Le monde est en train de changer. Obama a fait fi à l'Afrique par complexe, maintenant pour prochaines les échéances électorales, il commence à lui cligner les yeux. Demain sera meilleur.

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