14e sommet de la Francophonie en RDC: Yamina Benguigui fait le bilan de sa visite à Kinshasa

Yamina Benguigui, la ministre de la Francophonie, lors d'une conférence de presse à Kinshasa, le 28 juillet 2012.
© AFP PHOTO / JUNIOR D.KANNAH

A Kinshasa, l'organisation du 14e sommet de la Francophonie se poursuit. A Paris, en milieu de semaine, Yamina Benguigui, la ministre déléguée à la Francophonie a présenté à François Hollande les conclusions de sa visite de quatre jours en RDC. Si des doutes persistent autour de la participation ou non du chef de l'Etat au Sommet, la position diplomatique de la France a évolué.

Au sujet de sa présence à Kinshasa lors du 14e sommet de la Francophonie, le président français François Hollande devrait donner sa réponse définitive fin août lors de la conférence des ambassadeurs. Mais le bilan de la visite de Yamina Benguigui semble clair : « Il faut donner sa chance à la RDC », indique un diplomate du quai d'Orsay.

La ministre déléguée à la Francophonie a rappelé au plus hautes autorités les exigences du président français. Pendant plus d'une heure, elle a ainsi discuté ouvertement avec le président Kabila en lui rappelant que l'hexagone souhaitait un procès Chebeya crédible et une réforme de la commission électorale. Apparement frustrées et irritées par ces demandes, les autorités de RDC auraient néanmoins tenté de donner des garanties sur ces dossiers sensibles et les multiples rencontres ont en tout cas fait bouger les lignes.

Idéaux

Joseph Kabila aurait expliqué à Yamina Benguigui qu'il était à deux doigts d'annuler le sommet quelques heures avant leur rendez-vous avant de toutefois lui confirmer directement son organisation. Autre point qui pourrait peser dans la décision de François Hollande : les diplomates français ont reçu un appel clair des ONG de défense des droits de l'homme, d'une partie de l'eglise catholique et d'un grande majorité des partis d'opposition, sauf de l'UDPS, qui demandent au chef de l'Etat français d'être présent à Kinshasa pour exprimer clairement ses idéaux.

François Hollande réfléchit. Yamina Benguigui continue de suivre ce dossier. Elle sera au Ghana la semaine prochaine pour consulter différents chefs d'Etat de la sous-région à l'occasion des obsèques de John Atta Mills.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.