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L'accord signé entre les deux Soudans porte sur le partage des dividendes issus du pétrole

La secrétaire d'Etat américaine était hier vendredi 3 août, à Juba au Soudan du Sud. Elle a exhorté les deux Soudans à trouver un « compromis » pour mettre fin à leurs querelles et de toute évidence le message a été entendu. Dans la nuit de vendredi à samedi, on apprenait que les deux pays avaient trouvé une solution à leur différend pétrolier qui empoisonne leurs relations depuis l'indépendance de Juba, il y a un an. Un accord salué aujourd’hui par le président Barack Obama.
Visiblement le Soudan voulait plus d'argent. « C'est un accord raisonnable », ont déclaré des responsables à Khartoum. Un accord signé in extremis dans la nuit, après de longues négociations tendues, quelques heures seulement après le départ d'Hillary Clinton qui a sans aucun doute mis la pression sur les deux pays.
Selon le Soudan du Sud, l'accord prévoit que Juba paie à Khartoum 9,48 dollars par baril exporté pendant trois ans et demi. Le Sud a par ailleurs accepté de verser près de 3 milliards de dollars à son voisin pour compenser les pertes de revenus depuis la partition en juillet 2011.
« Le pétrole va donc couler », a annoncé Thabo Mbeki. Le médiateur de l’Union africaine qui ajoute « que l'accord doit permettre de relancer le plus vite possible l'activité pétrolière, stoppée depuis le début de l'année ».
Sous la menace de sanctions et étant donné la situation économique dégradée dans la région, les deux parties n'ont pas eu d'autre choix que celui de s'entendre mais tous les points de frictions sont loin d'être réglés : le statut final de la région d'Abyei, par exemple, zone frontalière, riche en pétrole, sera discuté le mois prochain.

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