Côte d’Ivoire : quatre militaires tués dans deux attaques à Abidjan

Des militaires des Forces républicaines (FRCI) dans une rue de Yopougon, le 4 mai 2011.
© REUTERS/Luc Gnago

En Côte d'Ivoire, quatre militaires ont été tués dans deux attaques consécutives dans un quartier de Yopougon, dans le district d'Abidjan, dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 août. Les soldats sont morts sous les balles d'assaillants non identifiés mais lourdement armés.

D'après le ministre de la Défense ivoirien, c'est le même groupe d'hommes qui serait responsable des deux attaques. Selon les informations de Paul Koffi Koffi, six hommes armés de kalachnikovs ont pris d'assaut le commissariat du quartier de Niangon, à Yopougon, aux alentours de 3 heures du matin. C'est là qu'avaient été rassemblées plusieurs dizaines de personnes qui venaient d'être arrêtées.

Cette nuit-là, l'armée ivoirienne, en collaboration avec la police et la gendarmerie menait une rafle dans une zone appelée Gesco. Une opération destinée à sécuriser des endroits sensibles d'Abidjan où des agressions sont fréquemment signalées. C'est avant le transfert de ces suspects que l'attaque a eu lieu. Pendant les échanges de tirs, ils sont nombreux à s'être échappés.

Une enquête est ouverte pour déterminer l'identité des agresseurs, des assaillants qui portaient des treillis, selon les témoins. « Je pense que c'est du banditisme », a souligné le ministre de la Défense, sans exclure la piste de militaires criminels.

Si la sécurité a progressé en Côte d'Ivoire depuis la fin de la crise postélectorale, ce genre d'événement meurtrier survient encore régulièrement. En cause notamment, la circulation de nombreuses armes dans le pays, des tensions toujours vives entre les communautés et la présence d'ex-combattants inquiets de leur avenir.

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