L'hôtel particulier de Teodorin Obiang à Paris saisi, le gouvernement de Guinée Equatoriale conteste

L'hôtel particulier de Teodorin Obiang, avenue Foch à Paris : 5000 mètres carrés, 101 chambres.
© AFP/ERIC FEFERBERG

La justice française aurait saisi à Paris l'hôtel particulier de Teodorin Obiang, le fils du président de Guinée Equatoriale, dans le cadre de l'enquête sur les biens mal acquis. Mais cette saisie qui remonterait au 19 juillet dernier, est jugée illégale par les autorités équato-guinéennes. Le gouvernement indique qu'il n'a jamais été informé et qu'il est désormais propriétaire de cet immeuble.

Malabo affirme avoir prévenu les autorités françaises fin 2011 que cet immeuble
somptueux est aujourd'hui l'ambassade de la Guinée Equatoriale à Paris et qu'il est
donc protégé diplomatiquement. Les services du Quai-d'Orsay n'ont pas été en mesure
de nous confirmer ou non ces affirmations.

Agapito Mba Mokuy, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, ne cache
pas que, si cette saisie se confirme, l'avenir de l'ambassade de France en Guinée
Equatoriale pourrait être compromis : « Je pense qu’aucun juge français peut entrer
dans cet immeuble. Si effectivement, on arrive à déloger le personnel de l’ambassade
de la Guinée Equatoriale, j’aurais beaucoup de mal à voir comment l’ambassade du
pays sera logée en Guinée Equatoriale
».

L'ex-immeuble de Teodorin Obiang, fils du président de la République et depuis peu
vice-président de son pays, appartient donc désormais à l'Etat guinéo-équatorien. S'il n'est pas capable de fournir la date de cette vente, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Agapito Mba Mokuy l'explique : « Bien évidemment, il y a eu une vente. Il y a même des documents, mais devant moi, je ne les ai pas. Et je ne cache rien de dire que le vice-président a des moyens. Combien d’autres ministres, combien d’autres personnalités, en Guinée Equatoriale qui ont les moyens ! Cela ne doit pas déranger ».

Présent à Paris pour rencontrer la cellule Afrique de l'Elysée, Agapito Mba Mokuy
affirme que les relations avec la France sont excellentes. Cette nouvelle étape judiciaire
risque néanmoins de les compliquer.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.