Côte d'Ivoire : six morts au moins et plusieurs blessés dans l'attaque d'un camp militaire à Abidjan

Des troupes ivoiriennes se trouvent devant le camp militaire d'Akouédo.
© AFP PHOTO ISSOUF SANOGO

A Abidjan en Côte d'Ivoire, un camp militaire a été attaqué par des inconnus armés très tôt ce lundi 6 août au matin. Le camp d'Akouédo, dans le quartier de Cocody, a été pris pour cible par des tirs. Au moins six personnes ont été tuées et plusieurs autres seraient blessées. D'après l'état-major ivoirien, les assaillants se sont introduits dans le camp grâce à de probables complicités intérieures.

Des tirs ont été entendus très tôt ce lundi 6 août au matin dans un camp militaire d’Abidjan. D’après l’état-major ivoirien, les assaillants se sont introduits à l’intérieur du camp militaire d’Akouédo qui se situe à l’est d’Abidjan vers 3 h 30. Ils s’y sont probablement glissés grâce à la complicité de militaires.

Ces hommes, armés de fusils d'assaut kalachnikov notamment, et dont le nombre n’est pas encore identifié, ont cassé le magasin d’armes du camp. Il y a eu de nombreux échanges de tirs entre les assaillants et les forces armées de Côte d’Ivoire.

Ce camp abrite quatre bataillons des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) mais aussi un détachement béninois de la Mission de l’ONU en Côte d’Ivoire (l’Onuci). Il n’y aurait pas eu cependant d’échanges de tirs entre l’ONU et ces assaillants.

D’après les informations communiquées par l’armée, la plupart des agresseurs se sont repliés sur Bingerville, la commune qui jouxte cette zone d’Abidjan. En fin de matinée, on évoquait encore la présence de certains d'entre eux à l’intérieur du camp. Et des renforts de l’armée ivoirienne ont été envoyés dans le camp pour le sécuriser.

Ces tirs interviennent après des attaques dans le quartier de Yopougon, toujours à Abidjan. Ce week-end, quatre militaires ivoiriens avaient déjà perdu la vie lors de l'attaque d'un poste d'observation de l'armée et d'un commissariat.

Pour l’instant, l’armée ne fait pas le lien entre l’attaque de dimanche et celle d’aujourd’hui, mais cet accès de violence est en tout cas très troublant.

Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale a rendu compte du déroulé de ces événements de la nuit dernière sur son compte Twitter. Pour le secrétaire général de l’ancienne rébellion des Forces nouvelles, les commanditaires de cette attaque ne visent qu’à donner le sentiment que la situation sécuritaire est précaire. Mais Guillaume Soro considère que ce sont les derniers soubresauts des périodes antérieures et qu’il faut désormais penser à l’avenir.

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