Le capitaine Sanogo, futur vice-président du Mali ?

Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré après un entretien avec l'ancien chef putschiste Amadou Sanogo, à la base militaire de Kati, le 9 avril 2012.
© Reuters/Joe Penney

Au Mali, la formation d'un nouveau gouvernement d'union nationale est toujours très attendue, avec le maintien ou non de l'actuel Premier ministre dans ses fonctions. Le président intérimaire, Dioncounda Traoré, a mené des consultations avec tous les acteurs de la vie publique et politique, y compris, on ne l'avait pas cité jusque-là, avec le capitaine Amadou Sanogo.

L'ex-chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo, a, selon son entourage, apporté un soutien ferme à tout ce qu’entreprend le président de la transition pour relancer le processus de sortie de crise.

Détail important : le capitaine Sanogo a affirmé qu’il se désolidarise de toute tentative de sabotage de la transition. D’après nos informations, le capitaine Sanogo, pourrait même être l’un des futurs vice-présidents du Haut Conseil d’Etat.

Les consultations terminées, il resterait des réglages de dernière minute, avant que ne soit officiel le nom du futur Premier ministre, et la liste des membres du nouveau gouvernement. Le temps presse, et certains ici commencent à comparer les pas du président Traoré, à des pas de sénateur : il irait un peu trop lentement.

C’est dans ce contexte que lundi 6 août, à l’appel d’une association, quelques centaines de personnes ont battu le pavé à Bamako pour réclamer la démission du président Dioncounda Traoré.

C’était compter sans le dispositif de sécurité mis en place. A coups de matraque et de gaz lacrymogène, gendarmes, policiers et éléments de la Garde nationale, ont fait passer un mauvais moment aux manifestants, qui se sont très rapidement dispersés.

La solution pacifiste toujours privilégiée

Une réunion des pays dits « du champ » dans la crise malienne se tenait lundi 6 août, à Niamey, au Niger. Les ministres des Affaires étrangères du Niger, de l'Algérie, du Mali et de la Mauritanie, auxquels s'étaient associés pour l'occasion le Tchad, la Libye et le Nigeria, ont renouvelé leur volonté d'un dénouement rapide de la crise, et disent privilégier une solution politique négociée.

Les participants de la rencontre de Niamey ont lancé un appel aux Maliens pour qu'ils s'entendent, se réconcilient et se réunissent autour des idéaux d'unité nationale, de concorde et de paix.

Les pays « du champ » veulent accompagner le Mali vers la normalisation
07-08-2012 - Par Moussa Kaka

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