Affaire Kayumba : le témoignage de l'ancien chef d'état-major rwandais continue

Le général rwandais Faustin Kayumba Nyamwasa durant le procès à Johannesburg, le 21 Juin, 2012
© Reuters/Siphiwe Sibeko

A Johannesburg, le procès se poursuit dans l'affaire Faustin Kayumba Nyamwasa. Cet ancien chef d'état-major rwandais, exilé en Afrique du Sud, a été condamné par contumace dans son pays pour désertion et atteinte à la sûreté de l'Etat. En juin 2010, il a échappé à une tentative d'assassinat devant son domicile sud-africain. Et aujourd'hui, trois Tanzaniens et trois Rwandais sont jugés par un tribunal sud-africain. Lors de son témoignage, le général rwandais a de nouveau accusé le régime de Paul Kagamé d'être derrière cette tentative d'assassinat et dit organiser la résistance de l'extérieur.

Avec notre correspondante à Johannesburg

A la presse locale, le général Kayumba Nyamwasa assurait récemment que Paul Kagamé était vicieux, méchant, imprévisible, cupide et assassin. « Il veut me voir mort parce que j’en sais trop. »

Selon l’ex-chef d’état-major de l’armée rwandaise, Kagamé est responsable de la mort de trois chefs d’Etat africains. Il aurait commandité l’attentat contre l’avion qui transportait les présidents rwandais et burundais, Habyarimana et Ntaryamira, le 6 avril 1994. Il aurait aussi donné l’ordre de tuer Laurent Désiré Kabila en 2001, parce qu’il n’aurait pas respecté un accord.

Maintenant, Faustin Kayumba Nyamwasa assure comploter contre Kagamé. Avec d’autres exilés, il a fondé un parti politique, le Congrès national du Rwanda. Des déclarations qui auraient mis en colère les autorités sud-africaines.

D’après la presse rwandaise, le ministère des Affaires étrangères sud-africain l’aurait rappelé à l’ordre, lui signifiant qu’en tant que réfugié, il n’a pas le droit de mener des activités politiques.

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