Guinée - 
Article publié le : vendredi 10 août 2012 à 11:24 - Dernière modification le : vendredi 10 août 2012 à 11:24

Guinée : installation d’un comité de crise sur les tueries de Zogota

Par RFI

Un comité de crise sur les tueries de Zogota a été crée pour réclamer justice. Partis politiques, ONG de défense des droits de l’homme ou simples citoyens, condamnent les deux événements de Zogota et Siguiri de la semaine dernière. Au moins cinq personnes ont été tuées par les forces de l’ordre. Mais le gouvernement ne voit pas d’un bon œil la création de ce comité et parle de « défiance de l’autorité de l’Etat ».

Ces deux événements de Zogota et Siguiri, qui ont fait au moins cinq morts, ont fini par révolter les Guinéens, toutes tendances et toutes régions confondues, comme l’exprime Thierno Diallo, de l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme : 

« Comme par le passé, les forces de l’ordre sévissent, abattent impunément des individus, que ce soit à N'Zérékoré, que ce soit à Siguiri. Et avant ça déjà, on avait vu ici des répressions de manifestations qui avaient coûté la vie à des personnes innocentes. L’usage des armes à feu, pour causer la mort face à des manifestations, devrait être une attitude révolue, dans un pays qui veut renouer avec l’Etat de droit ».

Un comité de crise sur les tueries de Zogota a été mis en place, pour défendre les intérêts des victimes, et dire : « Plus jamais ça ! » Faya Millimono est un membre de ce comité : « C’est un acte prémédité, planifié, et exécuté, parce que c’était des populations endormies, qu’on a réveillées avec des armes. Nous étions venus crier notre colère, notre indignation, et réclamer la justice ! »

Par la voix du ministre Dirus Diallé Doré, le gouvernement guinéen, qui a déjà annoncé la mise en place d’une commission d’enquête, accuse : « Il y a des efforts qui sont faits, pour défier l’autorité de l’Etat et manipuler certaines personnes, certaines populations. Il faut que la Guinée se ressaisisse. Il faut que nous soyons, toutes tendances politiques confondues, ensemble, que nous parlions d’une même voix, lorsque les droits de l’homme sont violés, où que ce soit, dans notre pays », a-t-il conclu.

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