Gabon : André Mba Obame accueilli par des centaines de sympathisants à son retour au pays

André Mba Obame.
© AFP PHOTO / WILS YANICK MANIENGUI

André Mba Obame est arrivé au Gabon ce samedi soir 11 août. Après 14 mois d'exil, l'opposant est rentré dans son pays, acclamé par plusieurs centaines de sympathisants. André Mba Obame s'était autoproclamé président de la République en janvier 2011 après l'élection d'Ali Bongo. Des poursuites judiciaires avaient alors été engagées contre lui. Dans ses premières déclarations à la presse ce soir, l'ancien ministre s'est déclaré déterminé à poursuivre son combat. Son retour était donc surveillé de près mais finalement tout s'est déroulé dans une ambiance festive, sans incident.

Il régnait une ambiance de fête cet après-midi sur l'aéroport de Libreville. L'avion d'Air France, en provenance de Paris, a atterri avec quelques minutes d'avance et c'est sous des cris et des chants de joie de ses sympathisants qu'André Mba Obame est sorti de l'aéroport avec des béquilles.

On se souvient qu'André Mba Obame, qui souffrait de graves problèmes de dos, était parti à Paris pour se faire opérer. L'opposant gabonais a pu rejoindre son domicile sans difficulté. Les forces de sécurité présentes en nombre tout au long du trajet sont restées en même temps très discrètes.

Arrivé à son domicile, l'ancien baron du régime d'Omar Bongo, passé ensuite dans l'opposition, s'est dit heureux de rentrer au pays. Il s'est surtout dit prêt à durcir le combat politique et a appelé à nouveau à une conférence nationale pour, dit-il, « résoudre la crise politique dans le pays ».

La présidence gabonaise rejette toute proposition de conférence nationale, « le Gabon n'est pas un pays en crise », a-t-elle fait savoir.

En janvier 2011, André Mba Obame s'était autoproclamé président de la République en dépit de l'élection d'Ali Bongo. Cela lui avait valu la levée de son immunité parlementaire et des poursuites judiciaires pour « troubles à l'ordre public ».

Ce samedi matin, sur notre antenne, le porte-parole de la présidence gabonaise avait averti que la justice estimera l'opportunité de remettre ou non en œuvre les procédures ouvertes contre lui.

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