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Article publié le : mardi 14 août 2012 à 00:23 - Dernière modification le : mardi 14 août 2012 à 11:14

Mali : un gouvernement d’union nationale à bâtir en trois jours

Le Premier ministre malien Cheik Modibo Diarra (D) et le colonel Gamou, à Niamey, le 12 juillet 2012.
Le Premier ministre malien Cheik Modibo Diarra (D) et le colonel Gamou, à Niamey, le 12 juillet 2012.
RFI/Moussa Kaka

Par Ursula Soares

Le Premier ministre malien Cheik Modibo Diarra a été reconduit dans ses fonctions par le président de transition Dioncounda Traoré qui lui a demandé, dimanche 12 août, de former un gouvernement d’unité nationale dans les 72 heures. La nouvelle a été diversement accueillie dans les états-majors politiques à Bamako. Partis politiques et organisations souhaitant être associés à la formation du nouveau gouvernement ont donc jusqu’à ce 14 août au soir pour se faire connaître.

Les postulants au nouveau gouvernement malien d’union nationale devront envoyer leur curriculum vitae et c’est sur la base des « candidatures » que le Premier ministre fera ses propositions au chef de l’Etat. Les partis politiques et les organisations qui souhaitent être associés à la formation du nouveau gouvernement ont jusqu’à mardi 14 août au soir pour se faire connaître.

Répartition des postes

Le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR) - coalition des partis opposés au coup d’Etat - craignait un simple remaniement et non la mise en place d’un véritable gouvernement d’union nationale. Pour cette raison, ses leaders ont vu d’un mauvais œil la reconduction de Cheik Modibo Diarra. Mais, un rendez-vous, ce lundi 13 août au soir, avec le président Dioncounda Traoré, a permis, visiblement, de clarifier la situation.

Joint par RFI, Kassoum Tapo, député de l’Adema et porte-parole du FDR, révèle le principe de la répartition des postes ministériels et affirme qu’il y aurait, au total, « trente postes dont la moitié serait réservée à la classe politique et à la société civile et l’autre moitié répartie entre le président lui-même, le Premier ministre et les militaires. »

Kassoum Tapo

Porte-parole du FDR

Nous allons accompagner ce gouvernement et le FDR sera prêt à apporter toute sa contribution.

 

13/08/2012 par Guillaume Thibault

Un gouvernement « illégitime »

Dans la classe politique malienne, les avis sont très partagés sur le maintien de Cheik Modibo Diarra au poste de Premier ministre et tous ne sont pas d’accord pour participer au nouveau gouvernement. C’est le cas, contrairement au FDR, du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (Sadi).

Selon son secrétaire général, Oumar Mariko, le Premier ministre aurait dû organiser, comme il l’avait promis, mi-juillet, une convention nationale ou encore, des assises associant toutes les composantes de la société civile, pour préparer le nouveau gouvernement.

Oumar Mariko précise que le Premier ministre « n’a pas tenu parole » et estime que Cheik Modibo Diarra n’a donc plus de légitimité à son poste. Dans ces conditions, le responsable du Sadi affirme que son mouvement politique ne participera pas au nouveau gouvernement.

Oumar Mariko

Secrétaire général du Sadi

Le Sadi n’est intéressé par aucun poste issu d’un gouvernement illégitime.

 

13/08/2012 par Marie-Pierre Olphand

L’urgence d’un gouvernement

« Pour pouvoir accélérer les négociations, le dialogue politique et surtout les crises avec les mouvements du Nord, il faut qu’il y ait, très rapidement, un gouvernement légitime », a souligné le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne, vendredi dernier.

De son côté, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest se dit disposée à envoyer, au Mali, une force pour appuyer l’armée malienne et aller combattre les groupes islamistes dans le nord. Mais pour cela, encore faut-il qu’il y ait l’aval d’un gouvernement malien « qu’il est urgent de constituer », comme l’ont rappelé, à leur tour, les chefs d’Etat membres de l’organisation ouest-africaine, vendredi dernier à Accra, en marge des obsèques du président ghanéen Atta-Mills.

Par ailleurs, depuis ce lundi 13 août, une réunion des chefs d’état-major de la Cédéao se tient à Bamako pour définir précisément les contours de cette force militaire composée d’environ 3 300 hommes et les pays prêts à y participer, dans l’espoir d’obtenir un mandat de l’ONU et la demande, officielle, des autorités maliennes.

Le choix de la stabilité

Bien que contesté au sein de la classe politique où les avis sont partagés, le Premier ministre Diarra bénéficie de l’appui des forces politiques pro-putschistes et il peut également compter sur le puissant soutien des représentants religieux musulmans. En revanche, ses relations avec le président de transition Dioncounda Traoré sont plutôt tendues. Ce dernier, rentré à Bamako le 27 juillet, a passé deux mois de convalescence en France après avoir été blessé, en mai, par des partisans de la junte dans son bureau de la présidence.

Pourquoi alors le président malien a-t-il reconduit Cheik Modibo Diarra au poste de Premier ministre ? Selon un homme politique malien contacté par RFI, le président devait garder Diarra pour maintenir un équilibre entre pro et anti-junte et construire une transition consensuelle. Un choix qui serait vu comme celui de la stabilité.

tags: Cheick Modibo Diarra - Dioncounda Traoré - Mali
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(4) Réactions

Si la stabilité de la

Si la stabilité de la transition passe par le le maintien du PM, alors qu'il en soit ainsi. Mais que tous les acteurs de la transition se mettent clairement en tête aucun autre faux pas de leur part ne saura être toléré par nous Peuple Malien. Mariko a peut être mal agit durant cette crise qui secoue notre pays, je ne suis point son défenseur loin de là, mais l'homme est la seule personne qui a dit NON aux accords d’Alger qui sont l'une des sources de ce que vit le Nord de notre pays. Il est le seul et véritable opposant de ces 10 dernières années. Un pays sans opposition est pays laissé à la merci de ces détracteurs. Les politiciens ont intérêt a pensé au Mali au lieu de leur avenir personnel. Qu'ALLAH NOUS VIENNE EN AIDE (Amine).

Mr Mariko demande une convention

Mr Mariko, c'est tout fait juste de dire non à cette manière de former le gouvernement: lorsqu'il y'a un problème dans une famille en Afrique précisément au Mali, les membre de la famille doivent s’assoir tous pour échanger sur le problème dans le but d'avoir une solution d'ensemble. Cette manière fait partie des bonnes manières de tout bon chef de famille, de village , d'état. Le fait de consulter les personnes d'une même famille une à une pour un problème de la même famille n'est pas bon. se n'est pas le rôle d'un bon chef de famille, d'un bon chef de village ni d'un bon chef d'état. Que Dieu aide la vérité.

Mariko a suffisemmnt dosé la

Mariko a suffisemmnt dosé la pagaille au mali qu'il est en partie responsable dela deconfitur actuelle.
ce n'est ni avec lui, encore moin avec Diarra que des solutions vont etre trouvées. dieu sauve le Mali!

Mr. Mariko demande "une

Mr. Mariko demande "une convention nationale ou encore, des assises associant toutes les composantes de la société civile" pourquoi faire avec.
Je pense que c'est pour trouver une opportunité de créer le désordre, de prendre la transition en otage comme il sait bien le faire. A savoir encadrer une dizaine ou centaine de voyous pour semer le désordre ou intimider certains. Cette fois ci c'est pas de porter la main sur Djoncounda, mais de kidnapper toute l'institution Transition.
Mr. Mariko a une très mauvaise lecture du sens de mots "Peuple", "légitime" et "Urne/Vote".

Le fait de ne pas rentrer dans un gouvernement est aussi un choix. Mais la perche lui était/est tendue.

Demain il viendra nous sortir que la transition a détruit le Mali ou du genre..

Mr. Mariko, il faut faire de s bon-scores pendant les élections, ne vient pas nous casser les oreilles, Mr. please.

Et surtout arrête de te fier a Mr. Bigot. C'est le cancer.

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