Mali : les chefs d'état-major de la Cédéao peaufinent les préparatifs pour une intervention militaire


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Une réunion des chefs d'état-major d'Afrique de l'Ouest s’est ouverte, ce lundi 13 août, dans la capitale malienne, pour « finaliser » les plans de déploiement d'une force africaine dans le nord du Mali. Elle doit s'achever mardi à Bamako avec l'espoir d'obtenir un mandat des Nations unies pour reconquérir cette partie du pays occupée par les islamistes qui y multiplient les exactions au nom de la loi islamique.

Tout en se félicitant de la tenue de la réunion des chefs d’état-major de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, les officiels maliens ont estimé que jusque-là, très peu de choses concrètes ont été faites sur le terrain pour aider le Mali.

« Il faut aller vite », a poursuivi le ministre malien de la Défense dans son allocution. Le colonel-major Yamoussa Camara a également souligné que son pays entendait jouer un rôle central dans le dispositif qui sera adopté.

En clair, Bamako n’entend pas du tout être mise sous contrôle. De ce point de vue, les autres intervenants étrangers à la cérémonie d’ouverture ont rassuré.

Selon un document de travail de la rencontre que RFI a pu consulter, une éventuelle intervention militaire de la Cédéao au Mali aura quatre missions essentielles : assurer d’abord la sécurité des institutions de transition dans la capitale, ensuite opérer un renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité maliennes, notamment leur réorganisation et leur entraînement. Troisième phase de l’éventuelle intervention militaire étrangère au Mali : un soutien aux troupes maliennes dans la reconquête du Nord. Enfin, un autre volet de l’intervention prévoit une aide humanitaire pour les populations maliennes déplacées ou réfugiées.