Côte d'Ivoire : nouvelle attaque d'un poste de l'armée à la frontière avec le Liberia

Des soldats des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) à Abidjan, le 16 avril 2011.
© REUTERS/Finbarr O'Reilly

Un poste de sécurité à la frontière avec le Liberia a été pris d'assaut par des hommes armés non identifiés dans la nuit du 12 au 13 août, une semaine après l'attaque d'un camp militaire à Abidjan. Cette zone proche du Liberia est en proie à l'insécurité depuis la fin de la crise postélectorale. L'armée ivoirienne affirme qu'elle maîtrise la situation, et annonce que l'un de ses soldats a été blessé.  

D'après le commandement de l'armée ivoirienne, au petit matin, des hommes armés de fusils-mitrailleurs venus du Liberia ont pris d'assaut le poste frontière communément appelé Pekan-Barrage – le premier poste de contrôle côté ivoirien, dans les environs de Toulépleu.

Leur nombre important a fait fuir les soldats ivoiriens qui assuraient la sécurité du site – et c'est en milieu d'après midi que les renforts des Forces républicaines de Côte d'Ivoire sont arrivés sur place. Les FRCI ont repris le contrôle de la situation quelques heures plus tard. Un soldat ivoirien a été blessé. Certains des assaillants se seraient repliés au Liberia, pendant que d'autres se sont évanouis dans la forêt qui s'étend sur les deux pays. Aucune arrestation n'a, pour le moment, été signalée.

Dans une déclaration sur la télévision nationale ivoirienne lundi soir, le ministre délégué à la Défense assurait que le calme était désormais revenu dans la zone –mais les populations s'inquiètent : des autorités de la région indiquent que des dizaines de personnes ont quitté leurs villages hier après-midi, la plupart se sont réfugiées au Liberia.

Depuis plus d'une semaine, diverses attaques ont visé des sites militaires ou policiers en Côte d'Ivoire. L'armée a, depuis, mis en place des mesures de sécurisation à Abidjan et annonçait mardi soir qu'elles allaient bientôt s'étendre à tout le territoire. Les ratissages, barrages et patrouilles devraient s'intensifier.

Cette zone proche du Liberia est en proie à l'insécurité depuis la fin de la crise postélectorale. Des rumeurs d'attaques couraient dans le secteur depuis la semaine dernière comme en témoigne Abdelkarim Diarra, préfet de Toulépleu. 

Abdelkarim Diarra
14-08-2012 - Par Guillaume Thibault

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