Mali : une trentaine de postes à pourvoir dans le nouveau gouvernement


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Impossible de donner un calendrier précis sur le prochain gouvernement d’union nationale, mais les autorités travaillent à temps plein sur sa composition. Selon les informations recueillies par RFI, le gouvernement d'unité sera composé de 30 à 32 ministres. Il y a notamment un poste de commissaire pour le nord du pays, et c'est une véritable cellule de recrutement qui est mise en place. Terminées les concertations, le temps est au dépôt des candidatures.

La primature est en effervescence. « Les nuits sont courtes », affirme un conseiller de Cheick Modibo Diarra. « Tout le monde s'active, les CV des postulants arrivent par dizaines », raconte un responsable de la commission chargée de les récolter. Chaque candidature est ensuite répertoriée, numérotée. « Une enquête de moralité est ensuite lancée », explique un commissaire qui ajoute : « il faut vérifier la crédibilité et les compétences de chacun ».

En recherche d'un consensus, Dioncounda Traoré tente de convaincre la Copam, mouvement patriotique très critique avec les autorités, d'entrer dans ce gouvernement. La Copam accepterait, sous conditions, qu'une concertation visant à définir une feuille de route soit organisée.

Le front du refus a déposé huit CV : quatre candidats issus de la société civile, quatre du milieu politique : Adema, L'Union pour la République et la démocratie (URD), l'Union pour la démocratie et le développement (UDD) et le Parti pour le développement économique et social (PDES) ont chacun un postulant. Les ministres de l'actuel gouvernement s'inquiètent de leur sort. « Nous n'avons pas d'infos sur notre futur », affirme l'un d'eux. Moins d'inquiétude du coté de Kati : cinq proches du capitaine Sanogo devraient siéger au gouvernement d'union, notamment aux stratégiques ministères de la Défense, de la Sécurité intérieure et de l'Administration territoriale.

DioncoundaTraoré et Cheick Modibo Diarra ont visiblement décidé de faire cavalier seul et d'isoler la Cédéao. L'instance ouest-africaine, qui ne participe pas à la mise en place du gouvernement, est également exclue du débat militaire. L'armée du Mali exclut toute participation d'une force étrangère autant pour sécuriser Bamako qu'en cas d'éventuelle attaque au Nord.

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