L'appel de Karim Ouattara pour «décourager toutes les velléités d’attaques armées»

Après l'attaque du camp militaire d'Akouédo, à Abidjan, les soldats patrouillent dans la capitale économique ivoirienne, le 6 août 2012.
© REUTERS/Thierry Gouegnon

En Côte d'Ivoire, le climat d'insécurité perdure. Presque deux semaines après la première attaque d'une longue série, qui a visé des sites militaires sur tout le territoire, l'armée a déployé des barrages dans de nombreux quartiers d'Abidjan et à l'intérieur du pays. Et les soldats aident la police et la gendarmerie pour mener des arrestations et des perquisitions. Les accusations, soupçons et rumeurs ont créé une atmosphère tendue. Ceci inquiète la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), qui a choisi mercredi 15 août de s'adresser à la population.

C'est Karim Ouattara qui s'exprime au nom de la Commission dialogue, vérité et réconciliation. Chargé des relations avec la jeunesse, il espère être entendu par les auteurs des attaques. D'après lui, 90% des gens en armes sont aujourd'hui des jeunes.

Les autorités accusent des sympathisants de l'ancien président Laurent Gbagbo d'être derrière ces violences qui visent l'armée ivoirienne. Des violences dont les conséquences affectent en majorité les populations civiles.

« Les Check-points se sont multipliés. Les civils avaient commencé à apprendre à vivre ensemble, à se retrouver dans une situation de normalité, mais à partir de 19 heures, il y a un couvre-feu de fait. Tout le monde est effrayé, et particulièrement, les populations favorables au président Laurent Gbagbo. Donc, pour qui travaillez-vous ? »

Pour Karim Ouattara, il est indispensable de faire baisser la tension. Il met en garde les différents leaders politiques ivoiriens. « Découragez toutes les velléités d’attaques armées. Pour ceux qui sont de l’opposition, nous ne vous demandons pas de vendre l’âme de votre parti politique. On vous demande simplement de sauver la vie de vos militants à travers votre langage. »

Karim Ouattara a enfin appelé les forces de sécurité à user de discernement lors des opérations de contrôle, et de ne pas faire l'amalgame entre miliciens et simples civils.


Six Ivoiriens soupçonnés d'être impliqués dans l'attaque cette semaine d'un poste militaire dans l'ouest de la Côte d'Ivoire ont été arrêtés au Liberia, dans une zone frontalière. Selon le ministre libérien de la Défense, ils fuyaient la Côte d'Ivoire pour le Liberia à cause de cette attaque.

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