Côte d'Ivoire: le QG de campagne de Laurent Gbagbo attaqué à Abidjan

Des soldats de l'Onuci patrouillent dans les rues d'Abidjan.
© Reuters / Luc Gnago

La capitale économique ivoirienne est toujours sous haute tension. Le siège du parti de l'ancien président Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien, a été attaqué ce samedi matin 18 août par des hommes armés dans le quartier du Plateau Attoban, à Abidjan. Deux personnes ont été blessées.

L’attaque a eu lieu vers 11h45 TU. Une vingtaine d’hommes sont arrivés dans un baka, un minibus, devant le siège du QG de campagne du FPI. A l’intérieur il y avait une réunion de la jeunesse du Front populaire ivoirien. Six responsables du mouvement disent qu’ils travaillaient alors sur la réconciliation en Côte d’Ivoire.

Les hommes armés de gourdins, de machettes et de fusils de chasse, selon les témoins sur place et les voisins, se sont introduits à l’intérieur du bâtiment. Ils ont détruit la porte des bureaux du secrétaire général et du président par intérim du parti.

Nous sommes pour la paix, nous le désapprouvons et nous ne l'acceptons pas

Amadou Soumahoro
19-08-2012 - Par Marie-Pierre Olphand

Les six responsables de la jeunesse du FPI se sont cachés dans les toilettes dont les vitres ont été brisées, deux des responsables ont été blessés par les bris de verre.

Les assaillants ont aussi brûlé la voiture de Tapé Kipré, le secrétaire national chargé des élections au FPI, qui était garée devant le QG. Selon les témoins, deux personnes auraient aussi été enlevées.

S'attaquer au siège d'un parti politique, ça veut dire qu'on veut mettre fin à la démocratie

Sylvain Miaka Ouretto
19-08-2012 - Par Marie-Pierre Olphand

La gendarmerie, la police et l’ONU sont sur place en train de recueillir les témoignages. Le FPI dénonce une attaque politique.

Cela fait des semaines que la Côte d'Ivoire est sujette à des attaques de ce type. Plusieurs postes des forces armées ivoiriennes avaient déjà été visés. Les partisans de chaque camp se renvoient la faute. Karim Ouattara, conseiller jeunesse à la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), redoute une escalade de la violence.

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