Dernières infos
Togo - 
Article publié le : mercredi 22 août 2012 à 08:06 - Dernière modification le : mercredi 22 août 2012 à 10:32

Une marche de Sauvons le Togo dispersée par les forces de l'ordre

La police a utilisé les gaz lacrymogène pour disperser les manifestants à Lomé, le 21 août 2012.
La police a utilisé les gaz lacrymogène pour disperser les manifestants à Lomé, le 21 août 2012.
REUTERS/Noel Kokou Tadegnon

Par RFI

Une marche du collectif Sauvons le Togo a été dispersée, le mardi 21 août, par les forces de l'ordre. Les manifestants voulaient marcher vers la place de Déckon à Lomé, mais cette destination leur a été interdite par les autorités après plusieurs heures de discussions. Du coup, les organisateurs ont décidé de faire route vers la place de l'Indépendance. Mais quand la marche a commencé, au château d'eau de Bè, elle n'est pas allée bien loin. Le collectif Sauvons le Togo, qui regroupe neuf organisations de la société civile et sept partis et mouvements politiques de l'opposition, réclame des changements dans le code électoral avant les élections législatives théoriquement prévues en octobre. Aucune date précise n'a encore été fixée pour ce scrutin.

Au château d’eau de Bè à Lomé, fief de l’opposition, sous le soleil, les manifestants crient. Rien ne semble avancer après plusieurs heures de négociations entre les autorités et les responsables du collectif Sauvons le Togo. Agbéyomé Kodjo, ancien Premier ministre et membre du collectif, tire les conclusions et la marche s’ébranle : « Ils disent qu’on ne fera pas le sit-in à Déckon. On a proposé le palais du Congrès. Ils ne veulent rien comprendre. Je pense qu’ils tireront eux-mêmes toutes les conséquences qui découleront de leur imposture. Nous voulons traverser Déckon pour aller au palais des Congrès, l’institution chargée de faire les réformes pour dire : " vous réformez ou vous dégagez !" ».

Mais la marche n’ira pas loin. Quelques centaines de mètres après, peu avant le marché de Bè, on entend les déflagrations des grenades à gaz lacrymogène. Maître Zeus Ajavon, un autre responsable du collectif, ne comprend rien : « Je ne comprends pas ce qui s’est passé. Il est absolument inadmissible que les forces de sécurité chargées d’encadrer la manifestation puissent l'empêcher. Nous allons continuer. »

Selon la gendarmerie, les manifestants ont voulu forcer un cordon policier prévu pour empêcher les marcheurs à traverser la place Déckon. Les échauffourées se sont poursuivies au quartier de Bè toute l’après-midi. De source hospitalière, on dénombre une dizaine de blessés. Et dans la soirée, le sit-in prévu place de l’Indépendance est interdit.

Le sit-in de Sauvons le Togo n'a pas eu lieu
 

22/08/2012 par Peter Dogbe

tags: Togo
Fiche Pays :
Sur le même sujet :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(19) Réactions

Incivisme coupable du Collectif Sauvons le Togo

Marche de l’opposition à Lomé
Incivisme coupable du Collectif Sauvons le Togo
Le Collectif Sauvons le Togo met les jeunes de Bè dans les rues de Lomé non pas pour marcher mais pour bloquer le trafic, piller les passants, voler des portables et autres biens, casser les voitures par jets de pierres et brûler les pneus sur les voies et places publiques.
Nos preuves sont établies comme suit :
En effet, le 22 août dernier, un témoin oculaire de plusieurs scènes horribles mettant en déroute les régiments de la gendarmerie nationale à la plage de Lomé témoigne avoir vécu, les difficultés qu’éprouvaient les gendarmes à disperser la foule de jeunes révoltés décidés à bloquer la route inter états menant à Baguida.
D'abord au niveau de l'hôtel de la Paix, les conducteurs de véhicules désireux de sortir de Lomé sont contraints de rebrousser chemin. La fumée de gaz lacrymogènes lancée en direction des délinquants postés sur la plage, revient en arrière à la faveur de vent de la mer pour suffoquer les gendarmes et les passants.
Au niveau de Hollando, ces réfractaires ouvrent un nouveau front en brulant des pneus pour bloquer la circulation. Les véhicules de transport de passagers ont été dispersés et les usagers du marché de Lomé se sont surpris envahis par des délinquants sans devoir se défendre.
Le quartier de Bè renfermant des ilots de criminalité érigés par les jeunes s’entraîne à saccager les véhicules en perdition pour déposséder leurs passagers de tous biens. Hier, notre témoin a assisté à une scène similaire dans la zone du marché de Bè. Un jeune délinquant agissant au non du collectif a volé à un chauffeur 45 000 CFA. Déposition verbale de ce forfait a été faite au commissariat du grand marché de Lomé et au chef parc Hollando.
Si le Collectif Sauvons le Togo ne peut contrôler une marche pacifique, pourquoi l’organise-t-il sans considérer les mesures d’insécurité citées plus haut ?
C’est bien ce qu’a compris les autorités togolaises pour indiquer les itinéraires de la marche aux responsables du collectif en prévenant et préservant l’insécurité et l’affrontement entre les communautés.
Enfin, malgré le cycle de provocations et de violence faits aux forces de l’ordre, aucune effusion de sang n’a été constatée du côté des éléments incontrôlés dudit collectif jugé présomptueux, incompétent, amateur voire bricoleur.
Pour des fins inavoués, leur dessein de sauver le Togo, précipiterait Lomé la belle dans le chaos.
A chacun d’apprécier.

La rue est un moyen de pression sur les gouvernants

La rue est un moyen de pression sur les gouvernants, le CST doit aller au dialogue sinon, il court le risque de se retrouver dans une impasse comme Jean Pierre Fabre avec le FRAC http://petertchalawou.wordpress.com/2012/08/23/la-rue-est-un-moyen-de-pression-sur-les-gouvernants/ La rue est un moyen de pression sur les gouvernants.

AGBOYIBO que je respecte bien pour son sens d’approche pragmatique de la politique a bien dit que les marches de protestation sont un moyen de pression. Elle l’est davantage dans notre pays où tout un système contrôle tout les instruments de la gouvernance. Si au sein du CST il y a des gens qui ont fait de la science politique il doivent revisiter les point de vue de cet doyen en politique pour parvenir à arracher au pouvoir actuel les réformes voulus et souhaité. L’alternance nous tous on la veux. Mais les moyens pour y parvenir me semblent trop biaisé et sans issus. Tout simplement parce que nous l’avons essayé depuis 20 ans sans succès. Il faut redéfinir une nouvelle forme d’opposition empirique et pragmatique dans les actions, l’atteinte des résultats concrets et non l’exaltation égoïste et immature des actions de rues.
De 1990 jusqu’en 2010 on pouvait définir clairement que les marches de protestation représentaient un danger pour le régime en place sans toutefois l’ébranler dans sa détermination à résister à toute forme de déstabilisation.
Tous ceux qui se souviennent bien du temps de Gilcrhrist OLYMPIO et autres, la marche de protestation n’était pas une simple affaire pour le pouvoir. Du nord au sud tout le pays retenait son soufle quand l’opposition organisait une telle marche.
La manifestation publique était comme le disait AGBOYIBO la dernière arme qu’on sortait quand le pouvoir rechignait devant certaines revendications. Vous vous souvenez des élections de 2007 ? Comment l’opposition est elle parvenue a obtenir l’organisation des élections par la CENI et l’instauration d’un nouveau système d’identification des électeurs. Combien de marche y a-t-il eu en tout pour faire plier le pouvoir ? A mon avis pas plus de cinq marche.
Mais depuis 2010, Il est une constance que ces manifestations populaires ont perdu de leur valeur : le système en place au pouvoir en voit plus en elle une réelle pression. Parfois d’ailleurs elle s’en sert pour se défendre d’être un pays où la liberté de manifester et de s’exprimer sont garantis aux citoyens. En refusant depuis 2010 de s’associer aux revendications populistes de Jean Pierre FABRE poussé par une diaspora vraiment déconnecté de la réalité de leur pays, AGBOYIBO annonçait le flétrissement du dernier moyen de pression que se réservait jusqu’alors toute l’opposition. Combien de « coups » n’a-t-il pas reçu à l’époque ? Aujourd’hui le CST/ANC qui semble ignoré le passé en s’inscrivant dans cette même dynamique étonne plus d’un.
Si dans le passé on pouvait tolérer l’immaturité politique et le radicalisme des leaders du FRAC-ANC, aujourd’hui le CST avec à sa tête des gens comme AJAVON ZEUS, Emmanuel ATAYI, Raphaël KPANDE, l’on devrait être en droit de s’attendre à des discours rationnels et pacifiques parce que qu’ils sont des personnes venant de la société civile plus enclin à l’apaisement et à la recherche de consensus dans un pays. Comme on a l’habitude de le dire, la crise politique de ce pays est du au désaxement entre les partis politiques et la société civile qui a fini par porter le manteau d’entité politique en usant d’abord du discours politique ensuite de ses méthodes.
Le Togo est un et appartient à tous ! la violence n’arrange personne. Les manifestants comme les forces de l’ordre doivent apprendre à s’accepter mutuellement. Il revient toujours aux leaders de maitriser la base, la foule, c’est-à-dire les manifestants.
Pour conduire un groupe il faut un leader ferme et efficace qui ne cède pas devant les desiderata ou les injonctions de la foule lors d’une manifestation pacifique. En maitrisant la foule sur le terrain l’on acquiert déjà une force et une carrure nécessaire pour la poursuite du mouvement.
Lors des marches passés on a pu constater comment les dirigeants étaient impuissant devant des jeunes survoltés qui dictaient le chemin a suivre au cortège. Même quand l’extrême droite marche en Allemagne ou en France il y a toujours de l’ordre. Le chef de fil est respecté et tout le monde suit ses ordres. Ce n’est pas encore le cas chez nous. Les leaders du CST membres des organisations de la société civile doivent beaucoup travailler dans la sensibilisation de leurs militants. Ils doivent aussi apprendre à les discipliner. Les forces de l’ordre ont été pour ceux qui ont fait le déplacement exemplaires en restant impassible devant les provocations des jeunes. Même la garde suisse ne peut résister devant des gens venus avec des cailloux et projectiles dans l’intention d’infliger coup et blessure.
«Si l’objectif du CST est de parvenir à un dialogue, je crois que cet objectif a été atteint et nous pouvons sereinement nous y préparer et voir comment améliorer le cadre électoral, poursuivre les reformes constitutionnelles et institutionnelles et parvenir à l’organisation d’élections apaisées, sécurisées et qui permettent aux togolais de s’exprimer démocratiquement et librement ». dixit BAWARA, assez clair pour toute personne responsable.

Réaction par rapport à l'article

Il y a quelque chose que je ne comprends par rapport à nos gouvernants en Afrique, si le peuple comme il le disent les a réellement mis au pouvoir, pourquoi ne pas réagir aux désirs de ce même peuple quand il a en assez. Écouter le gouvernement togolais ne veut pas que les choses évoluent, un gouvernement qui ne réagit que pour flouer quand il sent le feux aux fesses n'est pas pas un gouvernement sérieux. Le problème togolais se résume au bien être dans tous les sens.
A mon humble avis ceux qui approuve les divers prise de position du gouvernement togolais sont ce qui sont en plein pieds dans le système et en tire un max de profit. S'ils étaient confrontés aux mêmes difficultés de la majorité des togolais ils comprendraient.........

Question à wadco

Dites moi ce qu'il faut clairement face ce gouvernement qui va de promesses en promesses sans les tenir.

Compromis

Mr. Asmar, vous demandez alors quoi faire avec l'impasse politique?
D'abord acceptez le dialogue avec le gouvernement car c'est en dialoguant qu'on arrive a un consensus de compromis. La politique demande une opposition responsable et logique. Bientot l'election legislative aura lieu et qu'est ce que le CST fait? Semer les troubles sans cesse a Lome ne va pas regler l'impasse. N'oublirz pas le Togo ne se resume seulement a Lome. Les autres regions et prefectures comptent et ce ne sont pas tous les Togolais qui apprecient l'anarchie que le CST cause dans a Lome en interrompant les commerces prives avec les protestations aggressives. Allez dialoguer avec le gouvernement et presentez vos demandes en acceptant que dans la politique ce n'est pas tout que l'on peut gagner en dialoguant. La politique est un jeux de compromis. ANC et les autres partis radicaux risquent encore d'echouer a la prochaine election legislative sans se preparer. Les partis moderes et le groupe Arc-en-ciel, et les participants au dialogue avec le gouvernement vont mieux faire. Merci.

Jusqu'a quand?

Le problème du Togo est assez complexe. Les togolais n'ont pas envie d'avancer et traine encore avec eux les problèmes du passé. Que ce soit l'opposition ou le parti au pouvoir,l'intérêt des togolais ne font pas parti de leur champ de lutte.Dieu très bon, accorde nous la grâce d'avoir un dirigeant qui aime tous les togolais au même pied d'égalité et lutte pour leur avenir

Reponse a: "De n´importe quoi"

Mr. Marc, vous qui connaissez mieux que tout, vous proposez quoi pour l'alternance et la democratie au Togo? Ne restez pas a l'occident et dire ce que vous voulez. D'ailleurs c'est quoi votre nationalite pour parler ainsi.. Vous connaissez quoi de ce pays. Allez vous faire instruire sur la situation du Togo avant de dire vos banalites...

Cordialement!

Violente Manifestation

Mr. Djidoudou, est ce que vous croyez que vous pouvez chaque mois demander aux jeunes sans emplois d'aller manifester sans consquences econoiques, sociales et politiques. Les cassures et les troubles que vous engendrez, croyez vous cela pouvaient se faire dans les grande democracies, en France, UK, USA sans que les autorites locales ou nationales n'interviennent pas pour vous deloger? Sachez que chaque fois que vous organisez vos sit-ins cela engendre des pertes economiques pour les societes et entreprises prives. Aussi les casses des infrastructures du pays a Lome coutent enormement pour le demarage des activites economiques du Togo. Vos tactiques sont tres enfentins et non productifs. Le gournement chaque fois vous tente la main, mais a chaque fois vous refusez de participer. Cest comme vous voulez tout gagner. Croyez vous sincerement que si vous arriver au pouvoir avec votre methode, il n'y aura un autre groupe d'opposition qui va employer la meme tactique contre vous? La vraie democracie demande la compromie, elle demande qu'on doit s'assoir et traiter avec un opposant politique. Etre opposant politique ne veut pas die qu'on est ennemi. A bon entendeur merci. Oh, je suis Togolais de Tsevie.

VIOLENTE REPRESSION POLICIERE à LOME

Vous parlez de quelles infrastructures ou de sociétée privées à Lomé;il y que de pistes à Lomé;il y a pas de socétés privées à Lmé,il y a que des casernes militaires et de la gendarmerie qui emploient seuleument les jeunes d'une seule localité,le reste sece sont les conducteurs de Taxi moto, des maquis,des bars ...c'est ça. que vous appelez des sociétés privée??????La vérité est que il y a une minorité qui sont entrain de détruire le pays en le pillant et le reste de la population survie par des petits boulots.Allé voir Le Ghana et le Bénin; meme le Burkina-fasso nous dépasse

Violente reprsession a Lome

Les conducteurs de Taxi moto se debrouillent a leur facons, ce sont les self-employed comme on le dit dans les pays Anglo-saxons. Quant aux pays francophone le sens de self employed n'existe pas quasiment. Les interruptions que les manisfestations causent a Lome engendrent les pertes fiscales enormes aux jeunes self employed. Comme vous me donnez l'impression que c'est l'Etat ou le gouvernement seul qui engendre de boulots pour les jeunes et sans emplois, comment pouvez-vous donner d'emplois aux jeunes chomeurs Togolais que vous employer aujourd'hui dans les rue de Lome pour protester lorsque vous et l'opposition auront le pouvoir demain? Quelques soient les avaleurs et l'importances que vous accordiez petites et moyennes entreprises (socites prives), c'est a dire le secteur prive au Togo, ils sont le moteur economique du pays. Les Nana Benz au grand marche de Lome que vous ne considez pas comme entrepreneuses et les proprietaires des bar et night clubs et autres societes prives ou sel-employed comme moteurs de l'economie au Togo, j'aimerais vous duire que ce sont eux qui engendre des activites economiques dans les pays. Meme dans la Chine communiste, on le gouvernement protege et encadre le secteur prive pour promouvoir le development de la Chine. A bon entendeur, salut.

Fermer