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Article publié le : mercredi 22 août 2012 à 16:54 - Dernière modification le : jeudi 23 août 2012 à 05:57

Afrique du Sud : Jacob Zuma à la rencontre des mineurs de Marikana

Le président Jacob Zuma avec l'un des mineurs blessés le 17 août 2012.
Le président Jacob Zuma avec l'un des mineurs blessés le 17 août 2012.
REUTERS/Kopano Tlape/Government

Par RFI

L’Afrique du Sud en deuil se prépare aux cérémonies prévues demain, jeudi 23 août, en mémoire des 44 personnes décédées dans de violents affrontements à la mine de platine de Marikana, parmi lesquelles 34 grévistes tués par la police jeudi dernier, le 16 août. Le président sud-africain Jacob Zuma a fait le déplacement et est allé à la rencontre des mineurs pour délivrer un message : « Je vous ai compris ».

Jacob Zuma vient de s’adresser à la foule de 3 000 grévistes. Il leur a dit qu’il entend leurs revendications salariales et qu’il allait dire à la direction de Lonmin que les grévistes veulent toujours une augmentation pour avoir un salaire de 12 500 rands (soit près de 1 250 euros).

Il leur a assuré aussi que la commission d’enquête allait faire la lumière sur les violences et allait déterminer ce qui s’est passé quand les policiers ont tiré sur la foule jeudi dernier. Les grévistes en colère lui ont montré plusieurs douilles de balles qu’ils disent avoir ramassées sur le lieu de la fusillade. Et quand un policier a tenté de s’approcher de la foule, celle-ci a commencé à s’agiter.

La tension reste donc vive. Pour les mineurs qui étaient présents et qui ont écouté le président, Jacob Zuma arrive trop tard. Il ne leur fait aucune promesse et ils ne sont toujours pas sûrs d’obtenir une augmentation.

Pour eux, Julius Malema, l'ex-leader de la Ligue de la jeunesse du Congrès national africain (ANC) qui a été expulsé du parti au pouvoir, lui, les comprend. Mais Jacob Zuma a assuré que contrairement à ce que Julius Malema affirme, le gouvernement n’a jamais donné l’ordre de tirer sur les grévistes.

En même temps, la grogne sociale prend de l’ampleur dans le bassin minier de Rustenburg. Des grévistes, au moins dans une mine, ont démarré une grève ce matin, et dans quatre autres mines de la région, il risque d’y avoir aussi très prochainement des mouvements sociaux.

Jacob Zuma à la rencontre des grévistes

Je sais que vous vous battrez jusqu'à ce que vous obteniez une augmentation [...] Les grèves sont protégées par la Constitution [...] Ceux qui disent que le gouvernement a donné l'ordre de tuer sont mal informés

 

23/08/2012 par Sophie Ribstein

tags: Afrique du Sud - Energies - Jacob Zuma - Questions sociales
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(2) Réactions

Des manifestations pacifique

Pour moi la police n'est pas en tort elle a agit par legitime défense.Bien sur que les images choquent mais à ce que je sache l'afrique du sud n'est pas le Togo,il y a la démocratie la-bas; POURQUOI MANIFESTENT-ILS AVEC DES ARMES??????

La situation s'aggrave de

La situation s'aggrave de plus en plus!JACOB ZUMA a intêtêt à regler ce probleme avant qu'il ne soit trop tard!

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