Côte d’Ivoire - 
Article publié le : mercredi 22 août 2012 à 22:40 - Dernière modification le : mercredi 22 août 2012 à 22:51

Le parti de Gbagbo rend le gouvernement responsable des dernières attaques en Côte d’Ivoire

Policiers et officiers de l'armée ivoirienne surveillent le quartier général de l'ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo.
Policiers et officiers de l'armée ivoirienne surveillent le quartier général de l'ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo.
AFP/Issouf Sanogo

Par Ursula Soares

Le parti fondé par l’ex-président Laurent Gbagbo a rendu, ce mercredi 22 août, le gouvernement ivoirien responsable des attaques du samedi 18 août visant son siège et un groupe de presse, proche du parti. Le Front populaire ivoirien (FPI) réclame également la libération de son secrétaire général adjoint, Alphonse Douati, placé en détention après avoir été inculpé « d’atteinte à la sûreté de l’Etat ». De leur côté, les journaux dits pro-Gbagbo ont annoncé deux journées « presse morte » pour protester contre des agressions et menaces dont ils se disent victimes.

C’est sous haute protection de l’ONU, de la police et de la gendarmerie ivoiriennes que Laurent Akoun, secrétaire général par intérim du FPI, a tenu une conférence de presse. Ce mercredi à Abidjan, il a dénoncé ce qu’il a qualifié de « harcèlement du régime Ouattara » à l’encontre de son parti. Pour lui, les arrestations d’Alphonse Douati et d’autres militants sont « des mesures de représailles » et il appelle à leur « libération immédiate et sans condition ».

Suite à l’attaque du siège du FPI, le samedi 18 août, Laurent Akoun avait affirmé que les assaillants étaient des « pro-Ouattara ». « On les connaît, il y en a que nous avons reconnus », avait-il déclaré sans donner plus de précisions sur leur identité. De son côté, le parti présidentiel, le Rassemblement des républicains (RDR) avait condamné les violences et démenti toute implication de ses partisans.

Ce mercredi, au micro de RFI, le secrétaire général par intérim du FPI a tenu à préciser ses propos.

Laurent Akoun

Secrétaire général par intérim du FPI

Le gouvernement est responsable parce que c’est d’abord au gouvernement que revient l’obligation de protéger tout citoyen.

 

22/08/2012 par Maureen Grisot

Regain de tension

Le siège du parti a été attaqué par des inconnus armés, attaque au cours de laquelle trois personnes ont été légèrement blessées. Cet acte a également causé d’importants dégâts matériels. Peu après, dans la nuit de samedi à dimanche, ce sont les locaux du groupe de presse, pro-Gbagbo, Cyclone, qui ont été vandalisés et, en partie, incendiés.

Ces violences sont survenues alors que le pays connaît un regain de tension. Au cours des deux dernières semaines, les Forces républicaines (FRCI) - l’armée ivoirienne - ont perdu dix hommes et essuyé plusieurs assauts à Abidjan et dans ses environs. Ainsi, jeudi, à Dabou, des assaillants ont visé le camp des FRCI, les bases de la police et de la gendarmerie. Trois civils ont été tués. Les assaillants ont également ouvert la prison d’où se sont évadés des dizaines de détenus. Le gouvernement a alors accusé des combattants pro-Gbagbo - accusations que le FPI a démenties.

Alphonse Douati, ex-ministre ivoirien et proche de l’ancien président Laurent Gbagbo a été inculpé, mardi 21 août, « d’atteinte à la sûreté de l’Etat » et incarcéré à Abidjan, en lien précisément avec ces récentes attaques contre l’armée, selon son avocat, Me Toussaint Zahui Dako. « Des personnes arrêtées ont cité son nom alors qu’il dit ne pas les connaître », a-t-il expliqué.

Deux journées dites « presse morte »

Suite à l’attaque du groupe de presse Cyclone, les journaux dits pro-Gbagbo ont annoncé, ce mercredi, deux journées « presse morte ». Les vendredi 24 et samedi 25 août, ces journaux ne paraîtront pas.

Les responsables des rédactions entendent protester ainsi contre les lourdes sanctions, menaces et agressions dont ils se disent victimes. Ils exigent aussi du gouvernement « la prise de mesures fermes pour assurer la protection » de toutes leurs entreprises, de tous leurs journalistes et travailleurs.

De son côté, Laurent Akoun a invité, ce mercredi, le gouvernement à ouvrir des discussions franches avec le FPI, en vue, notamment, de l’organisation prochaine des élections municipales et régionales en Côte d’Ivoire.

tags: Alassane Ouattara - Côte d'Ivoire - Laurent Gbagbo
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(5) Réactions

Presse morte

La presse n'a qu'à mourir. aujourd'hui le FPI et consort ont la gueule pour parler. peut-on comparer cette époque à celle du règne de Gbagbo le tyran? Je ne comprends pas pourquoi les gens cherchent à avoir de force raison sur les autres. Gbagbo a fait tout un peuple à yopougon vous avez oublié le charnier de yopougon? Qui a fait ça? dites moi.Remerciez DIEU que Gbagbo soit encore en vie on aurait du le tuer aussi. Quand il disait à ouatao ne me tuez pas, ne me tuez pas. C'est qu'il sait bien qu'il mérite qu'on le tue. C'est parce qu'il vit encore que vous avez encore la gueule pour parler. En dix ans il n'a fait que tuer pour garder son faux pouvoir. En tout cas on vit maintenant mieux qu'avant DIEU merci.

attention au mauvais procès

m akoun ferais mieux de condamner les attaques de leur symboles ainsi que les attaques perpetrées cntre nos forces de securité.il doit aussi prouver l'innocence de douaty avant de faire un quelconque procès car il n'est pas encore tard

Sacrés refondateurs

Morceaux choisis de la conférence de Presse de Laurent Akoun du 2012-08-22:

«Nous n’avons pas d’âme d’imposteurs. Ce qui a été dit sur un certain site ne nous engage pas. Ce n’est pas nous. Heureusement que les Américains peuvent trouver les auteurs grâce à leur technologie. Mais ce n’est pas notre propre. Ma culture m’interdit, sur des faits comme ceux-là, de chercher à grossir les faits, et de mentir»

«Le 8 octobre 2011, nous avons tenté d’organiser des meetings grâce à notre camarade Yao Yao Jules et j’étais au grand campement avec mes camarades. Ma voiture a été cassée entièrement. Personnellement, j’ai reçu des éclats sur le dos. Pour d’autres, je me serais fait bander la tête et j’aurais été à l’hôpital me coucher. Je ne peux pas faire ça. On me l’a demandé, j’ai dit non ! Je vais bien. On m’a fait un sérum antitétanique. Je suis allé me coucher tranquillement. Je suis-là. J’ai dit non parce que j’ai eu des coups et ça s’arrête-là. Le 21 janvier 2012 (le meeting à la place Ficgayo à Yopougon, ndlr) alors que tout le monde annonçait de nombreux morts, moi j’ai dit la vérité. Ce n’est pas mon propre de mentir. On m’a dit d’annoncer une quarantaine de décès. J’ai dit non. Parce que nous n’entendons pas devenir des vedettes»

M. OUATTARA vous invite à

M. OUATTARA vous invite à intégrer son Gouvernement, vous refusez.
M. OUATTARA vous encourage à participer aux législatives en vous offrant de surcroit un poste de Vice-Président, vous refusez.
M. OUATTARA crée une plate-forme de discussions avec l'opposition, vous refusez d'y participer.
Et c'est vous qui parlez d'ouvrir des négociations franches? On croit rêver.
Tous vos discours sont dans le sens d'appels à la subversion, à la division, à l'affrontement. Alors que la CI sort d'un conflit armé qui a fait plus de 3.000 morts du fait de politiciens inconscients. Vous n'avez jamais eu la moindre pensée pour les victimes. Vous n'avez jamais demandé pardon au peuple pour toutes ces bêtises, ce que OUATTARA, BEDIE et même SORO n'ont jamais hésité à faire.
De votre temps, le siège du PDCI a été attaqué, faisant 3 morts tués par balles. Le siège du RDR a été attaqué, faisant huit morts tués par balles. Vous n'avez jamais condamné ni ouvert la moindre enquête.
Tout çà montre que ce pays à mal à sa classe politique.

Très bien dit

Très bien dit

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