Centrafrique: reprise des négociations entre le gouvernement et les rebelles du CPJP

Le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra cherche à gagner du temps, selon les rebelles.
© (Photo : AFP)

En Centrafrique, les discussions sont ouvertes entre le gouvernement et les rebelles de la CPJP pour la mise en œuvre de l'accord de paix signé il y a un an. Le désarmement et l'intégration des rebelles ont pris beaucoup de retard. Il est temps d'y remédier.

« Nous sommes mécontents de l’attitude du gouvernement », menaçait encore il y a deux mois Abdoulaye Hissein, le chef rebelle de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). Exprimant son ras-le-bol, il entendait attirer l'attention du gouvernement sur la lenteur de la mise en œuvre de l’accord de paix signé il y a plus d'un an.

La CPJP, dernier groupe rebelle actif en Centrafrique, à l'origine d'une série d'attaques visant l'armée, avait en effet accepté de confiner ses maquisards dans ses camps, dans l'attente d'un accord de paix définitif.

Mais aujourd'hui, le groupe rebelle qui estime avoir rempli sa part du contrat est sous pression. Pression des 8 000 ex-combattants qui devaient être pris en charge par le biais du DDR (le programme Désarmement, démobilisation et réinsertion). Or seule la phase de vérification ou d'identification a été réalisée.

Pour la CPJP, le gouvernement joue la montre pour réorganiser les forces armées centrafricaines. Côté gouvernement, on veut absolument calmer le jeu. « Rien de tout cela », assure un proche du pouvoir, qui affirme que la paix est la priorité du gouvernement mais confie-t-il, « les caisses sont vides ».