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Article publié le : mardi 28 août 2012 à 12:26 - Dernière modification le : mardi 28 août 2012 à 12:26

Afrique du Sud: aucune issue n'a encore été trouvée au conflit social

Les mineurs font grève tout près de la scène de la fusillade à Marikana, le 27 août 2012.
Les mineurs font grève tout près de la scène de la fusillade à Marikana, le 27 août 2012.
REUTERS/Mike Hutchings

Par RFI

La tension subsiste à la mine de Marikana, dans le nord-ouest de l'Afrique du Sud et aucune issue n'a encore été trouvée au conflit social. Les grévistes ont une nouvelle fois manifesté tout près du lieu de la fusillade qui avait fait 34 morts, tombés sous les balles de la police lors d'une répression sanglante. Les négociations menées lundi 27 août avec la direction de Lonmin n'ont pas abouti et très peu d'employés sont allés travailler, alors que la production de platine est toujours arrêtée.

Plus de 2 000 mineurs en grève se sont encore réunis tout près du lieu de la fusillade. Ils réclament toujours de meilleurs salaires.

Lundi 27 août, seuls 13% des ouvriers sont allés travailler, selon la compagnie minière. Beaucoup de salariés ne sont pas retournés au fond par peur de représailles de la part des grévistes.

L'un des meneurs du mouvement social n'a pas hésité à encourager les mineurs en grève et à intimider ceux qui ne les soutiennent pas : la police ne pourra pas les protéger tout le temps. Comprendre : « Si tu vas travailler, tu dois savoir que tu vas en subir les conséquences ! ».

Toute la journée, il y a eu aussi des pourparlers entre la direction de Lonmin et les grévistes sous la médiation de chefs religieux. Sans succès. Aucun accord n'a été conclu. L'un des représentants des grévistes a assuré que selon le vice président de Lonmin, la question des salaires était maintenant entre les mains du gouvernement et non plus de l'entreprise.

Mercredi, la ministre du Travail doit rencontrer les différents syndicats, les représentants de Lonmin et des salariés pour tenter de trouver une sortie de crise.

65 grévistes blessés pendant la fusillade seront en état d'arrestation dès leur sortie de l'hôpital

On attend toujours une déclaration de la police des polices qui doit rendre publique ses premières conclusions dans les jours à venir. Selon le quotidien sud-africain The Star, les rapports d'autopsie montrent que la plupart des mineurs tués par la police lors de la fusillade ont été abattus dans le dos. Ils fuyaient les forces de l'ordre quand ils ont été tués. La police plaide la légitime défense assurant que les manifestants, très violents, étaient armés de gourdins, de machettes et d'armes à feu.

Par ailleurs, les 269 grévistes arrêtés après la fusillade ont commencé à être traduits en justice lundi sur des accusations allant de la violence publique au meurtre. Pour l'instant, le juge a décidé leur maintien en détention pour les besoins de l'enquête.

La police a précisé que 65 grévistes blessés pendant la fusillade seront eux aussi en état d'arrestation dès leur sortie de l'hôpital. Par ailleurs, on a appris qu'à peine 125 grévistes sont bien employés par Lonmin. La police doit encore déterminer ce que faisaient les autres manifestants dans la foule. L'audience doit se poursuivre ce mardi.

tags: Afrique du Sud - Questions sociales
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