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Elections législatives en Guinée: le dialogue de sourds continue

Plusieurs partis de l’opposition ont décidé de retirer leurs représentants des institutions du pays, notamment du gouvernement et de la commission électorale, pour protester contre les violences à l’encontre de leurs militants qui ont tenté de se rassembler, lundi 27 août. Par ailleurs, la présidence a proposé une refonte de la commission électorale nationale indépendante (Céni) afin de convaincre l’opposition de participer aux prochaines élections législatives dont la date reste à déterminer mais, pour le moment, c’est l’impasse.
L’épineuse question concernant l’organisation des élections législatives se maintient. Cela fait plus de dix huit mois que la classe politique guinéenne débat de la Céni et de la nécessité – ou non – de la réforme, avant d’organiser les élections législatives. Le sujet continue d’empoisonner le climat politique entre le président guinéen Alpha Condé – démocratiquement élu en décembre 2010 – et ses principaux opposants.
Au mois d’août dernier, le Conseil national de la transition (CNT) - qui fait actuellement office de parlement – et la société civile avaient remis trois propositions au président guinéen qui a choisi celle émanant de la société civile. Pour le gouvernement, il s’agit d’une réforme partielle de la Céni – et non pas d’une réforme totale - dont le but est de tenir compte des évolutions du paysage politique.
Joint par RFI, Albert Damatang Camara, porte-parole par intérim du gouvernement, explique que la répartition des postes entre l’opposition et la mouvance présidentielle reste inchangée mais chacun, dans son camp, aura la possibilité de remplacer les personnes qui y sont déjà.
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Pas de recomposition paritaire
Ce sont précisément les proportions, c'est-à-dire la répartition des postes entre l’opposition et la mouvance présidentielle, qui posent problème. La répartition reste inchangée alors que l’opposition avait fait une proposition de recomposition paritaire. Pour cette raison, les principaux partis ont décidé de retirer leurs représentants des institutions, à savoir de la Céni, du gouvernement et du CNT.
La présidence guinéenne a, pour sa part, accusé les opposants de vouloir saboter les prochaines législatives. Autant dire que le dialogue est rompu et que le pays est dans une nouvelle impasse.
Joint par RFI, l’opposant Sidya Touré, président de l’Union des Forces Républicaines (UFR), considère qu’il y a là «une mauvaise foi manifeste ».
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Depuis un an et demi, entre fausses avancées et vrais blocages, le dialogue politique est un dialogue de sourds. A croire que personne n’a intérêt à ce que le scrutin ne se tienne… Les élections devaient initialement se tenir au premier semestre 2011 mais elles ont été, sans cesse, reportées pour diverses raisons.
La France a demandé « solennellement » ce mardi 23 août au président guinéen et à l’ensemble des acteurs politiques de « tout mettre en œuvre pour relancer le processus électoral » pour des élections législatives « sereines et transparentes ».
Lors de la manifestation du lundi 27 août, à Conakry, vingt gendarmes ont été blessés et 38 personnes interpellées dans des heurts avec les forces de l’ordre.
Les partis politiques sont-ils prêts à affronter les urnes ? Une opposition arc boutée sur ses principes, un pouvoir qui louvoie... depuis un an et demi, le dialogue politique est un dialogue de sourds, avec en toile de fond, le contrôle de la commission électorale. Mais la question de fond est ailleurs. Les partis politiques sont-ils prêts à affronter les urnes ? Paradoxalement, la présidentielle de 2010 a provoqué une crise dans les états-majors politiques. Au point qu'aujourd'hui, la constitution des listes de candidats à la députation pose d'énormes problèmes. Le PEDN, le parti de Lansana Kouyaté, doit pour sa part affronter une hémorragie de cadres vers le RPG - les deux formations partageant le même bassin régional. Enfin L'UFR, de Sidya Touré, doit surmonter une perte de repères en Basse Guinée. Le doute qui traverse la classe politique explique, sans doute, le peu d'empressement des leaders à surmonter les antagonismes. Le statuquo arrange tout le monde, sauf peut-être le chef de l'Etat que la communauté internationale presse d'organiser les législatives. Pour l'instant, Alpha Condé n'a pas voulu passer en force. Mais jusqu'à quand ? |

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(8) Réactions
Attention
Attention. Assurons nous de maintenir une certaine objectivité en toute circonstance. Il est bien trop simpliste et d'une certaine mauvaise foi de conclure que les opposants sont ceux à qui profitent le statut quo. Seul Alpha Condé sort gagnant de ce vide législatif: Aucune institution pour renverser ou contrôler ses décisions. Mme Soares, il me semble que la lecture d'articles de sources plus diversifiées sur l'actualité guinéenne, ou mieux, une visite sur place apporteraient une certaine nuance à votre plume.
je S8 une fois encore deçu de rfi
c'est pas la première fois que vous faites des articles en contre partie. vous vivez de ça, l'Afrique connait RFi pour son malhonnêteté. vous venez de donner une analyse partielle et fausse de la guinée, de son probleme et des ses opposant, vous qui etes sensé etre la voix des sans voix vous etes devenu les serviteur des pouvoir qui vous donne de l'argent
déçu par RFI
j'ai toujours admiré la RFI à cause du professionnalisme de certains de ses journalistes, mais là je suis déçu par le contenu de cet article.
Le vrai problème en Guinée c'est le refus manifeste du Président(mal élu) d'organiser des élections législatives justes et crédibles. Il tient à maintenir à la tête de la CENI un homme décrié par toute la classe politique guinéenne et la société civile. Il recrute une société sud africaine sans appel d'offre pour tripatouiller le fichier électoral sur la base duquel il a été "élu".
Par ailleurs, Alpha condé qui prétend avoir lutté pendant plus de 40 ans pour la démocratie, refuse à l'opposition le droit de manifester pacifiquement, divise les guinéens au lieu de les unir, signe des contrats opaques (secrets), licencie des plantons et des secrétaires (en maintenant leurs chefs) pour détournement, etc. mais il faut reconnaître que Alpha Condé est cohérent. Il a accédé au pouvoir après avoir occasionné la chasse et les assassinats des peuls dans certaines préfectures de préfectures de la haute Guinée. Il continue à prononcer des discours publics qui sont de nature à attiser la haine entre les communautés guinéennes. Il avait promis aussi de "reprendre la Guinée là où Sekou Touré l'avait laissé" (dictature, arrestations arbitraires, faux complots, régionalismes, massacres, pauvreté, violation des droits de l'homme, nationalisme mal placé, etc). On peut affirmer qu'il est en train aujourd'hui de tenir sa promesse.
En fin, il faudrait que ce monsieur comprenne que les temps et les mentalité ont changé.
Question legitime
A mon avis cette question de la disposition des parties a participer aux legislatives est legitime! N oublions pas que la societe guineenne disait deja sous conte que cette presidence etait la volonte de dieux donc votons pour lui (je pense pas majoritairement mais significativement)! L hemorragie des parties est a mon avis deja un indice suffisant pour semer le doute chez sydia et lansa! Et je le repete nos parents ont toujours vote pour le pouvoir! Concernant le ceni faut quand meme dire que l opposition est de mauvaise foi comment veut elle faire une recomposition paritaire sans connaitre vraiment sa force sur le terrain pour cela y a que les legislatives ca c est mettre la charrue avant les boeufs ou prepare t elle deja la prochaine presidentielle? Cest paradoxe mais l unicite de l opposition bloque l evolution du pays! Ufdg est a mon avis la seule opposition les autres sont seulement la pour jouer les troubles.-fete qu ils reviennent aux presidentielles mais concernant les legislatives les des sont sur le terrain jetes et il faut avouer dans les urnes pipes! Dalein diallo travail en ce moment consciemment ou inconsciemment pour les autres et non pour sont partie!
Un président mal elu
En lisant cet article on se demande a quoi joue RFI? ou peut être que A.CONDE a graisser la patte a l'auteur de cet article??La question ne se pause pas si l'opposition est prête ou pas à affronter les urnes,mais plutôt si A.CONDE est prêt a organiser des élections libres transparentes et crédibles? Et pourtant R FI est un média de référence du monde entier...............
Sans défendre aucune thèse
Sans défendre aucune thèse conspirationniste, j'ai du mal à croire qu'un média international qui se respecte puisse poser la question de savoir, si les partis politiques guinéens sont prêts à aller aux élections presque 2 ans après les élections présidetielles et de surcroit conclure en disant que <> quelle abération! Je pense que le plus prophane des commentateurs politiques, même amateurs ne se tromperait pas de remarquer que le gouvernement guinéen et la mouvance présidentielle traînent les pieds et multiplie les pieds de nez devant les appels au dialogue de l'opposition guinéenne sur cette fausse question de CENI. Je dirais que ce n'est que diversion, la vrai raison est que cette graine de dictature qui germe en Guinée veut maintenir le pays dans cet état de latence permanent pour justifier sa mauvaise gestion de l'Etat, pire encore continuer à semer la haine et la terreur contre toute personne ou tout parti politique qui s'opposerait à sa politique de division.
Alpha Condé peut-il passer en force, comme le suggère RFI?
Alpha Condé peut-il passer en force, comme le suggère RFI? Si jusqu'aujourd'hui Alpha n'a pas organisé les élections législatives, c'est tout simplement parce qu'il sait impossible à gagner comme il est minoritaire. La seule question qu'on peut poser à Mme Ursula Soares de RFI, c'est de nous dire si elle tient du président Condé l'idée de vouloir passer en force.
Guinée ou Rivières du sud.
Tu ne peux passer en force
Tu ne peux passer en force dans un pays,ou tu es majoritaire,mais minoritaire alors ca donne a reflechir.Il veut tricher,ca lui est recu une fois.pas cette fois-ci.