Côte d’Ivoire: le numéro deux du FPI inculpé pour «trouble à l’ordre public»


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Laurent Akoun a été placé sous mandat de dépôt mardi 28 août par le procureur de la République d'Abidjan. Le numéro 2 du FPI (Front populaire ivoirien) est accusé de trouble à l'ordre public pour des propos tenus lors d'un meeting début août. Avant lui, le numéro 3 du parti de Laurent Gbagbo, Alphone Douati, a été inculpé pour atteinte à la sûreté de l'Etat. Et depuis vendredi dernier, Justin Koné Katinan, le porte-parole en exil de Laurent Gbagbo, attend que le Ghana accepte ou non son extradition vers la Côte d'Ivoire. Depuis que les attaques visant les forces de sécurité ivoiriennes ont commencé au début du mois, le FPI est pointé du doigt par les autorités.

Laurent Akoun a toujours crié que nous avons choisi la voix de la transition pacifique. Et nous demandons aux autorités de s’inscrire dans cette voie là.
Tapé Kipré
11-10-2013 - Par Christine Muratet

Pour le Front populaire ivoirien, il s'agit tout simplement d'un harcèlement.

Mais le pouvoir d'Alassane Ouattara se défend de mener une chasse aux sorcières : Bruno Koné, le porte-parole du gouvernement, assure que ce sont les enquêtes menées après les différentes attaques qui mènent à ces personnalités politiques.

Quant au cas de Laurent Akoun, le ministre n'exclut pas qu'il soit lui aussi mêlé à ces violences, même si pour le moment, seuls ses propos à l'égard du président ivoirien lui sont reprochés.

Pour Bruno Kone, le fait que toute la direction du FPI ne soit pas en prison constitue une preuve que les procédures sont transparentes. Il assure qu'il est nécessaire d'avoir une opposition en Côte d'Ivoire, mais une opposition républicaine.

Certains observateurs émettent toutefois des doutes, notamment à la lecture des propos hébergés sur le blog officiel de Guillaume Soro, le président de l'Assemblée nationale. On peut y lire un article comparant le FPI à une organisation terroriste qu'il faut éradiquer, au même titre qu'al-Qaïda . Et jusqu'à récemment, les lecteurs étaient invités à répondre à un sondage demandant si Laurent Akoun était mêlé aux attaques menées tout au long du mois d'août.

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