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Les inondations à Dakar révèlent l'insalubrité de certains quartiers de la capitale
Le président Macky Sall a dû écourter son séjour en Afrique du Sud en raison des inondations qui touchent son pays. A Dakar, Touba, Saint-Louis et Mbour, la moindre averse un peu soutenue suffit en effet à engloutir toute la ville. Le phénomène se reproduit chaque année lors de la saison des pluies. La faute à des constructions qui ne respectent pas les normes et à un réseau d’assainissement souvent vétuste. Exemple dans le quartier de Ouakam, à Dakar : là-bas, le poste de santé a dû fermer suite aux inondations.
Un tas de sable trône dans la cour du poste de santé de Ouakam. Non loin, des employés versent le sable dans des grands sacs de riz afin de fabriquer une digue provisoire et précaire.
Il y a une dizaine de jours, le mur d’enceinte de cet établissement a cédé face à l’écoulement des eaux de pluie. L’ambulancier du poste de santé était présent ce jour-là : « C’était trop fort et le mur ne pouvait pas résister. L’eau est allée directement dans l’hôpital. La pharmacie, le laboratoire, la salle d’accouchement, tout est inondé. »
Boulimie foncière
Depuis, le centre a dû fermer et renvoyer les malades chez eux. Les employés racontent que c’est la seconde fois que ce poste de santé connaît des problèmes pendant la saison des pluies. La faute, selon Makhtar Wade, agent de santé au centre de santé de Ouakam, à un réseau d’assainissement défaillant : « Les eaux forcent le barrage pour venir heurter violemment le mur du centre. Mais aussi parce que la canalisation d’évacuation des eaux usées était obstruée. »
A quelques encablures, des ouvriers préparent du ciment. Il y a là trois, voire quatre chantiers. Makhtar Wade jette un regard dépité vers ces maisons en construction. Pour ce médecin, la boulimie foncière pousse les entrepreneurs à construire vite et moins cher, d’où ces nombreux dégâts : « Les promoteurs sont peut-être indifférents sur notre sort parce qu’ils avaient construit un mur très fragile. Le promoteur, il l’a fait en briques et il n’y avait pratiquement pas de fer. »
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Ce médecin reste un brin optimiste. Il espère que ce poste de santé bénéficiera des fonds alloués cette année à la lutte contre les inondations afin de réhabiliter les canalisations.

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(2) Réactions
Malheur
"le bonheur des uns fait le malheur des autres".les "uns" sont les villageois et les "autres" ce sont les citadins. la confirmation de cet adage est de par ces pluies signée: continent africain.or une telle aubaine ne doit s'assujetir à cet adage.
Malheur aux dirigeants africains qui faute de mener des politiques preventives font de leus populations les maillons vulnerables pour ne pas dire faibles.
Les pluis qui s'abbatent sur les quelques pays africains ne sauraient etre qualifiées de diluviennes que dans un continent ou le minimum urbanistique n'est point respecté.
A vrai dire des pluies ordinaires et surtout pas diluviennes se sont abbatues sur des semblants de villes et ont fait des ravages...ce qui est tout à fait normal.
Vous avez tout à fait raison.
Vous avez tout à fait raison. Des pluies ordinaires dans des quartiers extraordinairement négligés par la municipalité et le gouvernement. C'est indigne des dirigeants d'un pays comme le Sénégal de laisser aller les choses ainsi.