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Afrique

al-Qaïda Mali

Tiébilé Dramé: «l'idée, c'était d’engager un début de dialogue»

media

La Coalition pour le Mali (regroupement d'organisations, de partis et de personnalités indépendantes), qui se veut apolitique, créé en mai 2012 a envoyé du 17 au 24 août des émissaires dans les 3 régions du nord du pays. Objectif de ces missions : prendre contact avec les populations, et aussi avec les différents groupes armés pour tester leur disponibilité au dialogue. Quels sont les interlocuteurs incontournables ? La Coalition a-t-elle obtenu quelque chose des nouveaux maîtres du nord du Mali ? Et n'est-ce pas risqué de discuter avec les jihadistes, et notamment ceux d'al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), qui détiennent des otages ? Tiébilé Dramé est le président du Parena (Parti pour la renaissance nationale) était l'invité de Marie-Pierre Olphand, ce jeudi 30 août 2012.

Qu’est-ce que les émissaires de la Coalition qui sont allés à Gao, Kidal et Tombouctou, sont allés négocier ?

Ce n’était pas du tout une mission de négociation ni de médiation. Il faut que de ce point de vue les choses soient claires pour tout le monde. Nous n'avons pas été mandatés par le gouvernement, nous n’avons pas été mandatés par le président de la République. Mais bien entendu avant de dépêcher cette mission sur le terrain, nous les avons informés. L'idée, c'était de se rendre sur place, de démontrer qu'il était possible d'aller à Kidal, à Tombouctou et à Gao, de prendre contact avec les représentants des populations, avec la société civile des régions occupées qui oppose une résistance multiforme à l’occupation ; et bien entendu, prendre contact avec les maîtres des lieux, avec les occupants et engager un début de dialogue avec eux pour connaître dans quel état d’esprit ils sont.

Est-ce qu’on peut négocier avec des terroristes ?

Notre objectif était de parler avec les acteurs, avec les occupants. A Tombouctou, nous avons eu comme interlocuteur un émissaire d’Ansar Dine. A Gao, nous avons eu comme interlocuteur deux responsables du Mujao. Nous n’avons pas cherché particulièrement à rentrer en contact avec un tel ou un autre.

Est-ce que vous pouvez dire aujourd’hui, à l’heure qu’il est, que face à des occupants, à des jihadistes, on peut éviter une intervention militaire, c’est possible ?

Nous ne pouvons pas montrer de l’indifférence à la situation de notre pays, croiser les bras en attendant je ne sais quelle action venant de je ne sais où. Et si nous voyons qu’il y a des fenêtres qui s’ouvrent, qu’il y a une possibilité de se parler, il faut bien entendu explorer toutes les voix de dialogue possible. S’il est possible de cette manière de recouvrer l’intégrité du territoire, pourquoi pas ? La coalition a pris des initiatives et en prendra d’autres. Nous avons dit très clairement aujourd’hui que nous sommes en contact avec le Mouvement national de libération de l'Azawad et que nous cherchons à parler avec le MNLA. Nous espérons que les uns et les autres comprendront que nous avons un rôle quelque peu d’éclaireur. Pas plus, c’est au gouvernement du Mali, c’est au président de la République du Mali de prendre les dispositions qui s’imposent pour éventuellement continuer, amplifier l’action de la Coalition.

Certains membres du MNLA semblent rejeter votre initiative en disant qu’on ne peut pas négocier avec les intégristes. Est-ce que vous allez pouvoir renouer la communication avec le MNLA ?

Je l’espère bien et tout un chacun doit faire le bilan des déclarations intempestives de ces derniers mois, tout un chacun doit comprendre que ce n’est pas par des ultimatums qu’on parviendra à la stabilité au Mali. Ce n’est pas l’exclusion qu’on arrivera à cela. Nous sommes en contact avec le MNLA. Alors j’espère que cette rencontre aura lieu ! Et nous sommes heureux de les entendre dire qu’ils ne négocieront qu’avec le gouvernement du Mali. Et nous encourageons le gouvernement du Mali à prendre des initiatives. C’est pourquoi dans ce rapport rendu public aujourd’hui, nous exhortons le gouvernement à prendre le relais, sans délai. Nous ajoutons qu’il faut parler également aux mouvements de résistance d’autodéfense comme le Mouvement patriotique malien Ganda-koy, et les autres. Il faut parler à tous ceux qui aujourd’hui pensent qu’ils ont un mot à dire dans l’avenir du nord du Mali.

A lire votre rapport, rendu aux autorités, Iyad Ag Ghaly, le leader d’Ansar Dine, est l’interlocuteur principal aujourd’hui, en tout cas dans le nord du pays, avec lequel il faut discuter. Mais il a évité de vous rencontrer. Est-il en train de faire monter les enchères ?

Non pas du tout. D’abord, Iyad Ag Ghaly n’a pas évité la délégation de la Coalition. Il nous a été dit que dès que la Coalition le souhaite, il sera possible de le rencontrer. Nous ne disons pas qu’il est l’interlocuteur incontournable, le seul. Nous souhaitons que notre gouvernement parle à tous les acteurs du Nord. On ne perd rien à explorer les voix du dialogue, surtout avec des interlocuteurs qui sont connus. Ce n’est pas nous qui avons créé Iyad Ag Ghaly. Il existe. Il a pris les armes. Il assure le contrôle de la région de Kidal aujourd’hui. Il est en contact avec ceux de Tombouctou et probablement avec ceux de Gao. C’est une réalité.

Les populations civiles qui vivent dans le Nord semblent ne pas regretter l’administration qui depuis des mois a fui, a été chassée du nord du pays. Est-ce que pour vous le fédéralisme est une hypothèse de travail ?

Je voudrais d’abord vous préciser qu’il y a un fort besoin de Mali au Nord. Quand les manifestants à Gao entendent l’hymne national du Mali, cela veut dire que l’attachement au Mali est très fort. Et le même sentiment a été ressenti à Kidal et à Tombouctou. Et puis, il est vrai que les populations n’ont pas l’air de regretter certains services de l’Etat, ceux qui contribuent à faire payer les taxes, à appliquer la loi et l’ordre. Ce sont des informations qui nous ont paru importantes et qu’il fallait les faire remonter aux pouvoirs publics afin qu’on réfléchisse à quel serait le contours du Mali qui sortira de cette crise ? Maintenant quelle sera la forme de ce Mali ? Cela doit être l’objet d’une réflexion et d’une discussion approfondie auquel les représentants de toutes les composantes des populations maliennes, en particulier des populations du Nord, devraient prendre une part active pour dire à quoi doit ressembler le Mali de demain.

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