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Article publié le : mardi 04 septembre 2012 à 04:39 - Dernière modification le : mercredi 05 septembre 2012 à 01:11

A Madagascar, les villageois pratiquent l'autodéfense face aux attaques des «dahalos»

Corps de «dahalos» tués par les villageois dans la province d'Anosy, dans le sud de la Grande Ile, le 3 septembre 2012.
Corps de «dahalos» tués par les villageois dans la province d'Anosy, dans le sud de la Grande Ile, le 3 septembre 2012.
AFP/Province d'Anosyy pr

Par RFI

La violence dans les campagnes du sud de la Grande Ile s’accentue ces derniers jours. Des accrochages meurtriers ont eu lieu dimanche 2 septembre 2012 entre forces de l’ordre et voleurs de bœufs à Betroka. Et 400 kilomètres plus au sud, près de Fort Dauphin, ce sont les villageois qui ont pris les armes pour riposter contre les voleurs. Une centaine de bandits, des «dahalos», auraient été tués dans ces campagnes reculées, loin des postes de gendarmerie.
 

Les attaques de voleurs de zébus sont monnaie courante à Madagascar mais ces derniers jours, l'exaspération des éleveurs de plusieurs communes rurales de l'extrême sud-est de la Grande Ile les a conduits à s'organiser davantage pour protéger leur unique source de richesses, leurs boeufs.

Selon le chef de cette région d'Anouss, près de 110 « dahalos » ont ainsi été tués ces derniers jours par des villageois de ces localités. Des villageois qui auraient perdu l'un des leurs, mais récupéré la quasi-totalité des têtes de bétail volées.

Les villageois sont habilités à se défendre

Face aux attaques de « dahalos », les villageois sont en état de «légitime défense», affirme le lieutenant-colonel Rakotomalala, le responsable du service des opérations de la gendarmerie : «La gendarmerie n’a pas pu intervenir dans ces attaques parce que ces villages sont très éloignés du poste de gendarmerie. La population est donc obligée d’affronter les dahalos avec ses propres moyens de défense. » De fait, les forces de gendarmerie sont peu présentes dans la zone concernée. Il faut deux ou trois jours de marche pour atteindre certaines localités, faute de vraie route carrossable.

Les moyens de défense dont diposent les villageois ? Des sagaies, des pierres, des machettes, quelques fusils, parfois.

Les communautés locales, appelées aussi « fokonolona » affrontent des hordes de bandits souvent bien armés et de tous âges. Ainsi «une jeune fille de 14 ans (a été) arrêtée par les fokonolona parce qu’elle était parmi les dahalos… » précise le responsable de la gendarmerie interrogé par RFI.

Dans un communiqué publié lundi soir, les forces de l’ordre ont affirmé qu’elles n’étaient qu’un maillon de la chaîne dans la lutte pour la sécurité, un autre maillon étant l’ « autodéfense villageoise ». La justice traditionnelle est reconnue par l’Etat dans le cadre des « Dinas », ces conventions collectives souvent mises en place dans les campagnes pour lutter principalement contre le vol de bœufs qui est un véritable fléau national.

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(11) Réactions

ramenabila

Mais je ne comprends pas vos théories. Qu'est ce que vous en savez des dahalo c'est plutôt les gens qui achètent les zébus qu'il faut arrêter. Les zébus sont envoyés directement a un port et exportés. C'est juste une diversion d'envoyer des militaires pour ramenabila, c'est pour déplacer les petit paysans pour prendre leur terre et vendre les zébus sans les laisser gagner quoi que ce soit. Beaucoup de cinéma pour la viande de zébu même les malagasy en mange une fois a 2 fois par semaines pour ceux qui on la possibilité. Arrêter de tourner autour du pot chercher ou on vend les zébus et vous trouverez qui sont les vrai dahalo. C'est pas ramenabila ni ramena autre mais ceux qui achètent. Et encore un moyen de faire un diversion cette article pour parler des dahalo. C'est pas ceux qui attaquent les villages qu'il faut voir mais ceux qui achètent....

Je ne veux pas être complice de massacre de mes concitoyens, aus

Ces derniers temps, tous les journaux écrits quotidiens évoquent et comptent le nombre de dahalo abattus par « La force Spéciale » dans le sud de Madagascar.
Depuis un mois, il y a au moins une centaine de morts recensés sans parler des blessés et des personnes déplacées.
Le principal suspect dit « Remenabila », lui court toujours.
La Force Spéciale communique à la Presse la réussite de ses opérations en capturant le bras droit de « Remenabila » et son cerveau, la sorcière « Tokanono », un bout de femme handicapée, dont la taille ne dépasse pas un mètre , tenant dans la main un petit drapeau rouge, en face d’elle, la force spéciale , constituée d’une dizaine d’hommes armés jusqu’aux dents, en treillis, tout cela à la Une d’ un journal quotidien de la capitale.
Cette force spéciale est dotée de nouveaux matériels et de financement spécial pour remplir sa mission dans les brefs délais : des avions, des hélicoptères ; des lances roquettes, des réquisitions de munitions dans différentes casernes d’Antananarivo.
Diverses déclarations politiques :
- Le PHAT a signé une convention internationale sur l’abolition de la peine de mort à Madagascar.
- Déclaration de l’état de droit et du respect des droits de l’homme.
- Déclaration du nouveau commandant de la gendarmerie lors de sa dernière conférence de presse :
La Force spéciale a réagi en légitime défense en tuant les « dahalo » et a récupéré 300 zébus lors d’un « avoria » dans une localité dans le sud de Madagascar, dont voici le récit:
La Force Spéciale a utilisé un petit avion de reconnaissance dans une localité éloignée et a repéré un attroupement de gens à proximité de 300 zébus (« Avoria » selon le Général , mais dont la signification exacte reste à savoir). L’équipage du petit avion a appelé du renfort et un hélicoptère est venu les renforcer avec sa troupe. Ensuite, sans se poser au sol les militaires, ont tiré dans les environs de l’attroupement. Des gens à terre, parmi l’attroupement ont répondu par des tirs (aucune précision sur la nature des armes, s’agit-il de fusil de chasse, de fusil de guerre ou autre, ni combien parmi les gens de l’attroupement ont tiré). A la suite de ce tir de riposte, la Force Spéciale a décidé de lancer l’assaut avec les armes en leur possession, mentionnées plus haut et a abattu carrément les gens à terre et a récupéré ainsi les 300 zébus.
Constatation : Aucun commentaire de la représentation diplomatique internationale à Madagascar, ni des organismes internationaux de droits de l’homme, des journaux écrits ou télévisuels locaux ou internationaux.
Epris de la justice, arrêtons d’être complices (passifs ou actifs).
Des rumeurs courent dans la ville sur l’intérêt économique de l’extermination de la population du sud avec le gisement pétrolier sur place....

c'est l'ingerance de l'etat

tout cela démontre l’incapacité et l'ingerance de l'Etat actuel.on commence a aller petit a petit à la guerre civile.on se demande meme si ce n'est pas voulue puisque l'Etat ne reagit pas comme il devrait et en plus ils dénient l'aide international qui a deja ete proposée pour rechercher ce fameux"Remenebila" en affirmant que c'est à l'Armée Malgaches de gerer ça,que c'est une affaire interne.eh bien,voilà ou nous en sommes nous en payons le prix jusqu'à la mort.c'est pas grave pour eux,ils sont bien lotis chez eux à Tananarive la capitale!

En reponse á Bemakely qui est

En reponse á Bemakely qui est visiblement choqué par "le meurtre sauvage de 86 personnes". Si les villageois ne se défendent pas, soyez assurés que les dahalo eux, ne ménagent personne et ils tuent de facon meme plus sauvage, sans avoir l'auto-defense ou la legitime defense comme raison, ils tuent tout simplement pour du butin , et les gens devraient-ils rester les bras croisés et laisser les dahalo tuer leurs familles en attendant que la loi et la justice se manifestent?

Et d'où sort la "légitime défense"

Dans la plupart des pays d'Afrique subsaharienne, les communautés villageoises font face à d'énormes difficultés, le pouvoir public est quasi absent; praticabilité des voies de communications, manques de moyens (personnel, logistiques...). Le plus souvent en dépit de ce "laisser pour compte", les communautés villageoises s'organisent pour defendre leurs biens. C'est le cas bien sûr des villageois du sud de Madagascar, qui apparemment fatigués de cette situation récurrente, décident de faire face à leur destin. Il s'agit ici sans conteste de la légitime défense. En outre il est signalé que ces Dahalos sont bien armés et sont à la quête des zébus et cela quoiqu'il arrive, c'est dire qu'ils sont prêt à tuer pour le butin. L'autodéfense ici, à mon avis, se trouve justifiée, puisque cette même loi condamne le meurtre et prévoit en même temps la légitime défense.

La théorie et la pratique...

Je comprends tout à fait la réaction de Bemakely et il a raison en tant que républicain et intellectuel. Mais quel mépris ne montre-t-il pas pour le peuple rural malgache ! Dans le sud et l'ouest de Madagascar l’élevage des zébus est LE COMPTE BANCAIRE des villageois. C’est leur vie même qui est menacée par ces vols. Bemakely sait-il que avant d’en arriver au meurtre des voleurs, les villageois ont subi auparavant de nombreux vols de bétail depuis de longues années ? Ils ont espéré l’intervention de l’Etat. Ils ont fait de multiples démarches auprès des autorités. EN VAIN. Ces meurtres, qu’ils doivent d’ailleurs certainement regretter, ne sont en fait qu’un appel au secours aux autorités pour qu’elles fassent leur devoir. Bien sûr, il est difficile que les gendarmes puissent arrêter en flagrant délit les voleurs. Mais s’ils faisaient normalement leurs enquêtes et s’ils arrêtaient d’abord et faisaient ensuite condamner les voleurs, eh bien, ces excès villageois seraient beaucoup plus rares.
PSB France Normandie

Une telle situation est très

Une telle situation est très inquiétante. On se demande si Madagascar est encore un Etat de droit. Dans un Etat de droit, c'est la justice qui détermine si une personne est coupable d'un acte criminel. C'est la justice qui définit et applique la peine. Ce n'est apparemment pas le cas dans le Sud malgache où chacun fait sa justice. Le plus difficile à accepter c'est le fait que ce sont les responsables de l'Etat eux-mêmes qui, par leur intervention médiatique, encouragent les gens à se faire justice. Des conséquences plus que graves sont appréhendées étant donné que les proches des présumés dahalo tués, sans la moindre forme de procès, risquent eux aussi de se venger, de tuer d'autres gens qu'ils accuseraient aussi de dahalo.

Le "dina" qui est mentionné dans l'article de la RFI n'est pas constitutionnel. Madagascar, d'après sa constitution a un système de justice. Madagascar a son code pénal. Le "dina" ne peut et ne pourra jamais suppléer la justice légale. Le "dina" ne pourra jamais justifier le meurtre sauvage de 86 personnes.

Devant ce fait, faut-il agir? Ou est-ce que dans un pays comme Madagascar, dans les zones reculées du sud, une vie ne compte pas comme une vie? Devons-nous attendre 1000 morts, avant de s'indigner?

Epargnez nous Mr Bemakely vos

Epargnez nous Mr Bemakely vos élans de pseudo intellectuel, bien en sécurité chez vous à mille lieux de ces dahalo et de la réalité du terrain! Je me permets de vous répondre en connaissance de cause car je viens de cette région, j'y ai grandi. La situation est déplorable, certes, mais dans cette région de l'île , il n'y a pas d'ETAT, ce sont des zones à l'abandon, les villageois doivent se débrouiller et se défendre eux même. Alors excusez moi mais la Constitution et le système judiciaire,sont le cadet de leur souci, si tant est qu'ils aient une idée ne serait ce qu'infime de ces notions...

Mais? ces pauvres gens s'ils

Mais? ces pauvres gens s'ils ne se défendent pas eux mêmes que va t il leur arriver, vous croyez que vous même dans ce type de situation, sachant les forces de l'ordre à 2 ou 3 jours de là, vous vous laisseriez dépouiller sans réagir ?? moi non et ces gens ont raison de se défendre, cela leur est surement difficile car c'est un peuple foncièrement pacifique, mais c'est de leur propre survie ce dont il s'agit, c'est regrettable, mais sans force publique il n'ont pas d'autre choix.

les gens n'ont pas le choix

c'est de leur survit qu'il s'agit , mettons nous un peu à leur place ,
ils ne mangent pas toujours à leur faim , et si en plus , sous couvert de tradition , on leur pille leur seul moyen de survivre ,il y a
de quoi se revolter ,

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