Mali / Cédéao - 
Article publié le : jeudi 06 septembre 2012 à 17:08 - Dernière modification le : vendredi 07 septembre 2012 à 07:00

Mali: la lettre du président Traoré à la Cédéao continue de susciter le débat

Le président malien Dioncounda Traoré (G) et Alassane Ouattara, chef d'Etat ivoirien et président en exercice de la Cédéao, à Abidjan le 16 mai 2012.
Le président malien Dioncounda Traoré (G) et Alassane Ouattara, chef d'Etat ivoirien et président en exercice de la Cédéao, à Abidjan le 16 mai 2012.
REUTERS/Luc Gnago

Par RFI

Comme RFI l'annonçait ce mercredi 5 septembre, le président Traoré a signé une requête en faveur d’un soutien militaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) au Mali. Ce jeudi, la classe politique malienne et les représentants des ressortissants du nord se sont dits majoritairement favorables à une telle contribution. Mais les militaires de l’ex-junte ont manifesté leur désaccord.

Ce jeudi 6 septembre, il est possible de douter que le mécontentement exprimé par un porte-parole des ex-putschistes mercredi traduise le sentiment général des militaires maliens.

Et ce pour une raison : la requête que le président Dioncounda Traoré a formellement fait passer à Alassane Ouattara, président en exercice de la Cédéao, reprend totalement l'esprit des propositions faites par le chef d'état-major de l'armée du Mali à ses homologues de l'Afrique de l'Ouest à la mi-août.

Il y était question de deux priorités : qu’il n’y ait pas de militaire étranger à Bamako pour sécuriser la Transition, et que ce soit l'armée malienne qui combatte les islamistes, autrement dit qu’elle reste le fer de lance des opérations. Ces deux conditions sont reprises dans la lettre de M. Traoré.

Baba Bethé

Secrétaire général de la présidence malienne

Le président Traoré m'a chargé de venir auprès de son homologue pour solliciter l'appui de la sous-région, de la Cédéao, de la Côte d'Ivoire, pour gérer ce problème en rapport avec l'Union africaine et les Nations unies

 

06/09/2012 par Maureen Grisot

Mais les militaires de Kati disent ne pas vouloir de militaires étrangers au sol. Or, l'état-major de l'armée malienne lui-même, dans un document officiel, fait appel à des bataillons de la Cédéao : trois bataillons militaires pour sécuriser les villes après que l'armée malienne ait chassé les islamistes, et deux bataillons des forces de gendarmerie et de police pour assurer le maintien de l'ordre de ces mêmes localités.

Ali Coulibaly

Ministre ivoirien de l'Intégration africaine

C'est une très bonne chose. Cela va permettre à la communauté internationale d'examiner en profondeur quelle est la nature de l'aide qu'il faut apporter au Mali

 

06/09/2012 par Sarah Tisseyre

Alors, pourquoi ce mécontentement à Kati ? Depuis le début, il y a en fait des jusqu'au-boutistes parmi les ex-putschistes et autour du capitaine Sanogo. Ils font de la surenchère.

Mais il y a aussi un vrai problème de communication de la part de la présidence. Aussi surprenant que cela puisse paraître, la lettre transmise à la Cédéao n'a toujours pas été publiée officiellement. A Bamako, les médias ne l'ont pas. Ce mercredi, la télévision n'a même pas évoqué le sujet. Et personne n'a commenté ce document, ni à la présidence, ni au gouvernement.

Il faut se souvenir que mardi soir, l'information n’est pas venue de Bamako mais de Ouagadougou, par la voix d'un diplomate français. Cette absence de communication claire et ouverte est de nature à faire monter la grogne, là où le Mali aurait besoin de calme et de sérénité pour avancer.

Le processus diplomatique est enclenché

Les chefs d'état-major de la Cédéao vont se réunir la semaine prochaine pour préciser ce qu'eux-mêmes envisagent de faire pour répondre à l'appel à l'aide malien, avant que les ministres et chefs d'Etat de la Cédéao ne se rencontrent à leur tour.

Cette lettre de Bamako permet d'enclencher le processus diplomatique. La Cédéao va pouvoir saisir le Conseil de sécurité de l'ONU, pour lui demander un mandat, et, comme elle le souhaite, un appui aérien et logistique.

Il reviendra ensuite au Conseil de sécurité d'examiner les requêtes ouest-africaines. Jusqu'ici, les Nations unies ont exigé de la Cédéao qu'elle peaufine ses plans d'intervention, les jugeant peu satisfaisants, voire, selon des diplomates, carrément fantaisistes sur le plan financier, car beaucoup trop coûteux.
 

tags: Alassane Ouattara - Amadou Haya Sanogo - Cédéao - Dioncounda Traoré - Mali
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(10) Réactions

Evenement

Chere Malien et Malienne,
A l’occasion, de la fete de anniversaire de l’indépendance du Mali, l’association Afri-k-Ouest et la Mairie de la Courneuve, organise une grande journée de soutien au peuple malienne.
Durant cette journé, un grand DEBAT aura lieu sur le theme du « Mali d’hier, d’aujourdhui…et demain : quel avenir?! »
Le débat aura lieu de 14h à 17h, a la salle des fêtes de la mairie de la Courneuve, suivie d’une soirée caritative.
Ceux qui sont intéresser peuvent nous contacter par mail : afrikouest.asso@free.fr

Je suis le cas du mali depuis

Je suis le cas du mali depuis un certains temps et la question qui me revient frequemment est:
Le capitaine SANOGO et sa bande ne sont-ils pas des islamistes infiltré ?
Merci de m'éclaircir si possible.

liberer le nord

Je suis de ceux qui sont pour le coup d’état mais en plus de l’incapacité du président déchut j’ai su aussi qu’on a pas une armée souveraine .Notre problème n’était pas juste un problème de matériels ,si non l’occupation de gao par les rebelles n’aura pas eu lieu aussi facilement que ca, mais bien plus puisque c’est un problème humain (moral )et ca ne se prépare pas en un seul jour .Et nous ne pouvons pas attendre tout ce temps pour libérer le 2/3 de notre territoire.

le Mali pays très pauvre

Que les Maliens sachent que leur pays est l'un des plus pauvres d'Afrique et voire du monde. A vouloir trop gêner les gens avec cette guerre, à vouloir faire les intéressants avec ce conflit que jamais les maliens tout seul ne pourront résoudre, ils verront les autres du monde fermer leur porte, et une déchirure certaine du Mali. Les Islamistes sont des guerriers et aussi des politiques., Ils savent aussi comment faire passer des messages. L'intervention au Mali doit être ferme et efficace au premier coup. Sinon, les décideurs du monde opteront pour une fédération ou un partage du Mali. Les maliens ont intérêt à laisser les fortes nations à les y aider. Savoir gueler n'est pas savoir faire! Sanogo est un guélard.........

Le Président Dioncounda a été

Le Président Dioncounda a été très sage en prenant ses responsabilités. Les populations maliennes aussi bien du Nord que Sud soufrent. Donc le Président sachant qu'il sera seul responsable de ce qui va advenir de ses compatriotes a pris la décision de demander de l'aide, quoi de plus normal quand on sait que l'armée malienne seule n pas libérer le territoire occupé sinon elle n'allait pas perdre tout ce temps. en plus cette armée n'a pas bronché quand les islamistes du MUJOA sont venus occupés Douentza près de la grande ville de Mopti en pays Dogon.Le capitaine a peur pour lui même, il p ne pas vouloir de la presence des troupes etrangeres mais il ne represente pas l'armée malienne. Aujourd'hui la majorité des maliens sont soulagés par la tranmission de la requête du président TRAORE à la CEDEAO. Maintenant il faut agir vite avant qu'il ne soit trop tard.Vive le Mali, un et indivisible, vive une Afrique Unie.

honte aux militaires

Une veritable honte pour le Mali et les militaires maliens
A cause de leur egoisme ils ont entrain de detruit le Mali

Avec la confusion qu'il y a

Avec la confusion qu'il y a autour de l'ORTM (Radio-Télévision malienne) depuis le début de la crise, il est possible qu'il y ait eu une opposition à la diffusion de l'information sur cette antenne. N'oubliez pas qu'en plus des militaires de Kati, le Premier Ministre, qui estime que ses pouvoirs sont supérieurs à ceux du Président, est également opposé à l'envoi de troupes par la CEDEAO.

RFI de quoi parlez vous? La

RFI de quoi parlez vous? La tele, la radio, c'est tout le Mali qui pris en otage par des putchistes. Il n'y a pas un probleme de communication a la presidence, mais plutot ils ont eu peur de la reaction des putchistes (qui controllent toujours tout au sud du Mali).
Le Mali est devenu un malade qui refuse toute sorte de soins. Nos militaires sont tout simplement inquiets de leurs sorts. Au lieu de se consacrer a la liberation du nord ils sont plutot interesses a consolider leur pouvoir. Une armee qui a fuit devant l'ennemi, qui ne peut pas se battre pour l'integrite territoriale de son pays doit tout simplement la fermer! Venez nous aider et nous delivrer de ces putchistes la, qui ne sont la que pour le pouvoir, l'argent, et rien d'autre. Aider nous, car le Mali est en voie de disparution; et c'est pas sanogo qui ira au nord. Si nos putchistes sont vraiment opposes a la presence de troupes etrangeres, qu'ils aillent au nord. A sanogo et ses camarades, les 2/3 du Mali sont deja occupes par des troupes etrangeres, et ca fait des mois qu'elles vous attendent labas. Bande de laches! Vous me degoutez! Et vous me faites honte!

L'armee Malienne etait prete

L'armee Malienne etait prete a aller au Nord. Elle n'attendait qu'un petit mot d'ordre qui n'est jamais venu. L'uniqe objectif du putch du capitaine etait de liberer le Mali de ses ennemis de toujours. Le capitaine avait commence par ATT. Cependant,ils sont nombreux et puissants. Certains se sont mis ensemble pour empecher au capitaine de concretiser ses reves. En tant que nationaliste, le capitaine Sanogo ne pourrait accepter un tel avilissement. En depit du fait que la majorite des maliens se sont arranges du cote du cote du capitaine, d'autres se sont mis avec l'etranger pour avilir le pays.

Le petit capitaine-président

Le petit capitaine-président ne pouvait-il pas donner cet ordre ???!!!

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