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En Afrique du Sud, les grévistes de Marikana peu convaincus par l'accord de paix proposé
En Afrique du Sud, un « accord de paix » a été trouvé jeudi 6 septembre entre la direction de l'exploitant Lonmin et les travailleurs de la mine de platine de Marikana, quinze jours après le massacre qui a eu lieu au cours d'une manifestation (34 grévistes tués par la police). De grosses incertitudes persistent, puisque le syndicat le plus militant n’a pas signé l’accord.
Un « accord de paix » pour faire cesser une grève : l’expression est forte, et le syndicat AMCU, le plus bruyant parmi les mineurs, la rejette :
« Lonmin doit répondre aux demandes des travailleurs. S’il y a besoin d’un accord de paix, ce sont ceux qui ont tué les travailleurs qui doivent le signer. Nous, on n’a jamais pris part aux violences, on n’a pas lancé la grève, donc on ne voit pas pourquoi on devrait signer un accord de paix. »
L’accord de paix détaille les conditions dans lesquelles la direction et les travailleurs pourront négocier dans un climat apaisé et sans violence. Mais AMCU affirme qu’il ne signera rien de moins qu’une augmentation drastique des salaires.
Toutefois, AMCU avoue n’avoir que peu de prise sur les grévistes, y compris parmi ses 7 000 adhérents.
« Ils s’organisent tous seuls, et ils ont dit et répété qu’ils ont décidé de ne pas négocier à travers les syndicats. Ils pensent devoir faire entendre leurs demandes directement. Ils s’organisent tous seuls ! »
La reprise du travail, prévue lundi comme stipulé dans l’accord, reste donc incertaine.
Réunion des grévistes de Marikana, le 6 septembre 2012. REUTERS/Mike Hutchings |

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