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Article publié le : samedi 08 septembre 2012 à 05:39 - Dernière modification le : samedi 08 septembre 2012 à 10:46

Mali : l'armée toujours divisée à propos de l’aide militaire ouest-africaine

Des habitants fuient les combats dans le nord du Mali. A Mopti, le 19 juin 2012.
Des habitants fuient les combats dans le nord du Mali. A Mopti, le 19 juin 2012.
REUTERS/Adama Diarra

Par RFI

Le président malien Dioncounda Traoré a envoyé mardi au président ivoirien Alassane Ouattara la requête autorisant la Cédéao à apporter un soutien militaire au Mali pour en découdre avec les islamistes qui occupent le nord du pays. Si le ministre de la Défense et l'état-major malien soutiennent clairement cette demande, ils ne sont pas forcément suivis par l'ensemble des troupes, ce qui crée des remous à Kati. Les autorités de la sous-région réclament quant à elles un retour prioritaire du pouvoir constitutionnel à Bamako.

La soirée du jeudi 6 septembre a été chaude à Kati. Dans la caserne qui abrite les ex-putschistes près de Bamako, l'ambiance était électrique autour d'un sujet : le président Dioncounda Traoré n'aurait pas dû autoriser la Cédéao à envoyer des bataillons étrangers dans le nord (3 300 militaires à la disposition du gouvernement du Mali).

Selon nos informations, le capitaine Sanogo a dû palabrer longtemps pour calmer officiers et sous-officiers, leur faire entendre que l'heure n'était pas à un nouveau coup de force et qu’il était urgent d'avancer d'un même pas.

Mais ce manque de consensus était bien réel, au point que l'état-major de l'armée qui avait un temps prévu un communiqué pour dire son accord avec la démarche du président a dû se raviser au dernier moment pour éviter le clash.

Les militaires récalcitrants en veulent à Dioncounda Traoré mais aussi à la Cédéao, qu’ils accusent toujours de bloquer des armes dans la sous-région, mais surtout de vouloir venir combattre les islamistes à la place de l'armée malienne.

Du côté de la médiation burkinabè, on cherche à calmer le jeu. Selon Djibril Bassolé, la Cédéao ne veut pas se substituer à l'armée malienne, juste l'appuyer. Pour le diplomate burkinabè, les modalités de soutien et le déploiement militaire se feront en concertation. « Tout se discute », assure-t-il. Les chefs d'état-major de la sous-région doivent se réunir très prochainement.

Clarifier la situation constitutionnelle

Au niveau sous-régional, à l'occasion d'une visite de son nouvel homologue du Ghana, John Dramani Mahama, le président du Bénin, Boni Yayi, président en exercice de l'Union africaine, a déclaré que les pays d'Afrique occidentale se rencontreraient bientôt pour discuter de stratégies pour une intervention au Mali.

Pour le président ghanéen, la Cédéao, avant d’envisager une quelconque action militaire, doit avant tout clarifier cette question : qui dirige réellement le Mali, le capitaine Sanogo ou Dioucounda Traoré ? « Je crois que l’une des premières étapes dans cette affaire, c’est qu’il faudrait qu’on règle ce problème de pouvoir et de la constitutionnalité. Et c’est à ce niveau d’ailleurs qu’il y a la confusion. Avant qu’on intervienne dans cette histoire, il faudrait qu’on maîtrise vraiment la situation constitutionnelle. »

Quant au président en exercice de l’Union africaine, il ne peut y avoir, selon lui, deux voix discordantes à Bamako. Pour Boni Yayi, la junte doit retourner dans sa caserne et renoncer à diriger une quelconque institution de la République : « Il faut absolument le retour de la junte dans les casernes, il faut absolument que la junte soit écartée de la vie politique, qu'elle soit écartée des institutions politiques pour que nous puissions trouver une issue rapide à cette crise. »

La crise malienne au coeur de la visite de Yamina Benguigui en Algérie

Yamina Benguigui, la ministre française déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, est à Alger depuis jeudi. Cette visite a pour but de préparer le voyage du président François Hollande en Algérie. Si la ministre a évoqué les dossiers culturels, en particulier celui de la francophonie, ce voyage était une nouvelle étape dans les discussions autour de la crise malienne.

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, en avait fait l’un des thèmes centraux de sa visite au mois de juillet. Le Mali est aujourd’hui au cœur de la relation entre Paris et Alger. Yamina Benguigui a d’abord rencontré Abdelkader Messahel, le ministre algérien des Affaires africaines. Mais les positions des deux pays sont toujours différentes. « La situation du Sahel, la situation du Mali, c’est aussi complexe que la révolution arabe avec des divergences sur 'est-ce que l’on arrête militairement, est-ce qu’on va privilégier le dialogue ?', ce qui est l’attitude de Messahel », a expliqué Yamina Benguigui.

Pourtant, l’Algérie et la France travaillent pour un accord entre plusieurs pays africains. Une réunion est prévue à New York fin septembre lors de l’assemblée générale des Nations unies. Paris et Alger veulent un consensus avant cette date. « Ca va se préparer et je pense qu’avant le 26 septembre, on aura une très bonne nouvelle parce qu’il y aura un groupe qui parlera dans la même direction, avec l’Algérie, avec la France et avec les autres pays », a avancé encore la ministre.

Yamina Benguigui doit rencontrer le ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci dans la matinée. Elle sera de retour à Paris dans l’après-midi.

tags: Bénin - Cédéao - Dioncounda Traoré - Ghana - Mali - Union africaine - Yayi Boni
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(7) Réactions

union fait la force

L'armée malienne doit s'unir pour combattre les islamiques au lieu de se disputer sur des evements sans intérêt pour le pays. L'envoi des militaires de la CEDEAO, c'est pour les aider non pas pour s'emparer du pouvoir du pouvoir malien. Le capitaine SANOGO et ses troupes doivent se mettre d'accord et s'unir à la CEDEAO pour combattre les islimistes car l'union fait la force.

Que veulent les Maliens? au

Que veulent les Maliens? au lieu de faire des histoires pour le pouvoir je pense qu'ils doivent chercher à s'entendre et accepter tous les mains qui leur seront tendu, qu'ils sachent que les militaires étranger qui vont venir les aider peuvent mourir? pour qui? pourquoi?
je vois que les Maliens n'aime pas leur pays, depuis la prise du nord quelle actions concret ils ont fait? rien.
Je soutiens la décision du président Djakouda que ceux qui ne veulent pas de la libération du Mali s’écarte.

Mon opinion sur la crise au Mali

Je pense que le gouvernement malien doit négocier avec les rebelles en fin de trouver un accord et de gouverner dans la tranquilité et si la négociation ne fonctionne pas alors je crois que l'intervation des militaires de cedeao obligatoire

Que cache la CEDEAO sur l'envoi de troupes au Mali?

La cedeao doit liberer les armes avant d'envoyer des soldals au nord du mali,on veut que on lutte contre les islamistes et on laisse venir Les elements de MNLA, qui sont repliés sur leur base arrière sur territoire Burkina faso, si le mediateur burkinabé a des bonne fois on doit arreter ses bandits, on envoie des avion pour secourir leur blessé et les soignés.

Crise du Nord-Mali

On parle d'indépendance on clame haut et fort sa fièrté nationale au même moment ce sont les autres qui decident du sort du pays, que la France soit un pion majeur dans le jeux soit, mais L'Algerie? "même à un aveugle on ne marche pas 2 fois de suite sur ses testicules"
Reveillez-vous pauvres africains, il est plus que temps de reprendre notre histoire en mains.
L'avenir ne decide ni à Paris ni à Alger ni aux Emirates.

que veulent-ils??

Il est temps que l'armée malienne se rende compte qu'elle a perdu toute sa fierté le jour où elle a fuit devant des civils armés au nord.Elle n'a plus que son territoire à défendre;il est temps que les maliens arrêtent leurs gamineries s'ils tiennent vraiment à l'intégrité de leur territoire..

Tu as raison mon frère, il

Tu as raison mon frère, il n'y a pas de militaires de ce nom au mali. Quand on fuit les civils en arme et on se cantonne dans un camps pour créer des histopires au pouvoir alors on ne sert à rien. Pour avancer il faut régler le compte de sanogo comme on l'a fait au petit capitaine de Guinée.

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