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Plusieurs milliers d'hommes de Baba Laddé sont dispersés en Centrafrique

Au Tchad, un accord est intervenu samedi 9 septembre entre l'ex-chef rebelle Abdel Kader Baba Laddé, chef du Front populaire pour le redressement (FPR), et les gouvernements tchadien et centrafricain. Cet accord concerne l'avenir des miliciens du chef rebelle qui se trouvent actuellement en République centrafricaine. Il est prévu que les hommes de Baba Laddé, qui a lui-même déposé les armes avant de rentrer au Tchad cette semaine, seront cantonnés à la frontière avant d'être pris en charge par les autorités tchadiennes. Ils ont un mois pour rentrer au Tchad. Abdel Kader Baba Laddé affirme disposer de 3 000 hommes armés en République centrafricaine.
C’est au bout de trois jours de discussions que l’ancien chef rebelle, les autorités du Tchad et de la Centrafrique ont convenu des détails du regroupement des éléments du Front populaire pour le redressement à Sido sur la frontière tchadienne, dans un délai d’un mois.
De l’aveu d’Abdel Kader Baba Laddé lui-même, l’ex-chef rebelle du FPR, la tâche ne sera pas facile : « Ils sont presque 3 000 hommes. Nous étions plus en 2011 mais les derniers événements, les combats du 23 janvier, ont fait que les éléments ne sont pas sur notre position, ils sont éparpillés sur l’étendue du territoire. Donc je ne peux pas donner l’effectif général. »
Ce sont donc environ 3 000 hommes éparpillés dans la brousse dans tout le nord de la Centrafrique qu’il faudra donc regrouper. Pour le ministre centrafricain de la Sécurité et de l’Ordre public, Claude-Richard Gouandjia, les deux Etats et la communauté internationale sont de bonne volonté pour accompagner le retour au bercail de ce mouvement rebelle qui a déstabilisé le nord de la Centrafrique depuis près de trois ans : « Immédiatement après notre retour à Bangui, nous allons nous y atteler pour que ces troupes soient reconduites au niveau de la frontière tchadienne. »
Les autorités centrafricaines se sont aussi engagées à examiner le cas des membres de l’ancien mouvement rebelle emprisonnés sur leur territoire.

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