L'opposition parvient à se fédérer et souhaite le dialogue avec Ali Bongo

Le président de l'UPNR Louis Gaston Mayila, à Libreville, le 20 novembre 2010.
© AFP PHOTO / WILS YANICK

Au Gabon, après trois jours d’intenses discussions au sud du pays, à Mouila, l’opposition gabonaise s’est accordée pour exiger du pouvoir la tenue d’une conférence nationale souveraine. Le but : résoudre la crise politique dans le pays.

Il était « au four et au moulin ». Gaston Mayila, président de l’Union pour la nouvelle République (UPNR), a présidé le Forum de Mouila. C’est avec euphorie qu’il énumère les conclusions de cette rencontre historique : « C’est une victoire totale parce que tout le monde a parié que l’opposition était incapable de s’unir. Et à Mouila, nous avons conjuré le sort. A Mouila est née l’Union de forces de changement, un organe unique de toute l’opposition. A Mouila est né un esprit nouveau qui voudrait qu’à chaque élection, l’opposition présente un seul candidat. Mouila, c’est là où nous avons lancé l'hallali, "le cri de guerre". Et la décision principale, c’est que l’ensemble de l’opposition sans exception vient d’appeler à la tenue d’une conférence nationale souveraine. Nous verrons la réponse que le pouvoir nous fera ! Si le pouvoir dit, "nous parlons", nous parlons. Si le pouvoir dit, "nous ne parlons pas", nous continuerons. »

L’opposition avait prévu un meeting monstre pour clôturer son forum. Mais l’idée a été abandonnée pour éviter des violences avec les militants du parti au pouvoir. Le Parti démocratique gabonais a en effet organisé à Mouila une marche de soutien au chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba.

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