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Article publié le : lundi 10 septembre 2012 à 11:08 - Dernière modification le : lundi 10 septembre 2012 à 11:08

Les partis d'opposition togolais posent leurs conditions avant tout dialogue

Jean-Pierre Fabre, le leader de l'Alliance nationale pour le changement, s'adresse à ses supporteurs, le 21 juillet 2012 à Lomé.
Jean-Pierre Fabre, le leader de l'Alliance nationale pour le changement, s'adresse à ses supporteurs, le 21 juillet 2012 à Lomé.
AFP Photo / Emile KOUTON

Par RFI

C’est en principe ce lundi 10 septembre que tous les acteurs politiques togolais doivent se retrouver autour du Premier ministre Arthème Séléagodji Ahoomey-Zunu pour amorcer un nouveau dialogue en vue des prochaines élections. Mais, pour beaucoup de partis invités à ce forum, il reste des préalables avant d'ouvrir ce nouveau cadre de discussions.

Le gouvernement veut tendre la main aux partis de l’opposition pour ce dialogue. Son allié, l’Union des forces du changement, y croit et trouve que les réformes dont il est question peuvent être effectuées après les prochaines législatives. « Nous pensons, nous à l’UFC, que ces réformes auront plus de poids si une nouvelle majorité se dégageait après les élections législatives puisqu’on va les avoir dans quelques mois, affirme Elliott Ohin, vice-président de l’UFC. Et cette nouvelle majorité peut mettre en place des réformes dont tout le monde parle et que nous avons tous besoin. »

« Nous n’irons pas à ce dialogue car il faut un médiateur international d’abord », martèle cependant Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo, membre du collectif Sauvons le Togo et président de l'Organisation pour bâtir dans l'union un Togo solidaire, l'Obuts : « Nous avons connu plusieurs dialogues politiques au Togo et les conclusions n’ont jamais été appliquées. Nous souhaitons, pour un prochain dialogue au Togo, une médiation internationale choisie d'un commun accord et que les conclusions issues de ce dialogue soient automatiquement appliquées. »

Favoriser l'alternance ?

Plus encore, le gouvernement doit ramener la limitation des mandats pour favoriser une alternance en 2015, comme l'explique Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, secrétaire générale par intérim de la Convention démocratique des peuples africains, la CDPA : « Nous avons essayé de trouver en vain des éducateurs qui nous montrent que le pouvoir a compris que la seule priorité de l’immense majorité du peuple togolais, c’est qu’il puisse aujourd'hui voir que l’alternance en 2015 est possible, qu’il accepte de réintégrer la limitation du mandat présidentiel. »

Ainsi, l'Alliance nationale pour le changement (ANC), le Comité d'action pour le renouveau (CAR), la CDPA et Obuts ne se présenteront pas. Ils sont nombreux a être invités à la primature ce lundi, mais très peu seront présents pour ce dialogue.

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