Fusillade au Mali: les corps de neuf victimes mauritaniennes sont arrivés à Nouakchott


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Le ministre malien des Affaires étrangères est en Mauritanie. Tiéman Coulibaly a rencontré, ce mercredi matin 12 septembre à Nouakchott, le chef de l’Etat Mohamed Ould Abdel Aziz. Un rendez-vous qui survient après la mort de 16 prédicateurs, tués par l’armée malienne samedi dernier lors d’une fusillade à Diabali dans le centre du Mali. Neuf corps sont arrivés à Nouakchott en provenance de Bamako.

Les corps sont arrivés ce mercredi matin vers 9 heures, heure locale, à Nouakchott à bord d’un avion de Mauritania Airlines spécialement affrété.

Selon les autorités, ce sont neuf dépouilles mortelles qui ont été rapatriées de Bamako. Le président mauritanien Ould Abdel Aziz, le Premier ministre et plusieurs ministres étaient présents sur le tarmac pour accueillir les corps des défunts. Et à l’extérieur de l’aéroport, quelques dizaines de proches des victimes et de membres du groupe de prédication s’étaient massés. Ils ont pu voir le président qui s’est brièvement arrêté pour renouveler ses condoléances.

Parmi les proches des victimes, avec la restitution des corps, la colère est un peu retombée mais l’incompréhension reste totale : « On veut une enquête, on veut la vérité, insiste Sidi qui a perdu un cousin. Ce n’étaient pas des terroristes mais des prêcheurs pacifistes. On veut comprendre pourquoi ils ont été assassinés et que les coupables soient punis. »

Juste avant l’arrivée des corps, le ministre malien des Affaires étrangères Tiéman Coulibaly, sur place depuis mardi, avait été reçu par le président Mohamed Ould Abdel Aziz. A la sortie de son entrevue, il a voulu revenir sur les circonstances de la tuerie ou les modalités de l’enquête : « Aujourd’hui je suis venu porter un message de condoléances et de compassion aux familles », a-t-il déclaré. Il a en revanche précisé que les liens avec la Mauritanie restent forts : « Les relations entre Etats sont solides. C’est triste. Nous sommes préoccupés car il s’agit de vies humaines. Mais cet incident est conjoncturel. »