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Article publié le : jeudi 13 septembre 2012 à 04:32 - Dernière modification le : jeudi 13 septembre 2012 à 12:03

Libye : Benghazi entre deux colères

Des Libyens ont défilé à Benghazi, ce mercredi 12 septembre 2012, pour condamner l'attaque du consulat américain et l'assassinat de l'ambassadeur.
Des Libyens ont défilé à Benghazi, ce mercredi 12 septembre 2012, pour condamner l'attaque du consulat américain et l'assassinat de l'ambassadeur.
REUTERS/Esam Al-Fetori

Par RFI

A Benghazi, la colère est toujours présente depuis que le film sur Mahomet, jugé offensant pour l'islam et son prophète, a fait parler de lui. La population sur place est partagée entre le sentiment d'avoir été insultée et le rejet de la violence exprimée mardi avec l’attaque du consulat américain. Les policiers de la ville, accusés de laisser le chaos s’y installer, rejettent de leur côté la faute sur les autorités de Tripoli.

Ce n’est pas une surprise, la capitale de l'Est libyen conservateur n'a pas goûté le propos du film L'innocence des musulmans et le portrait qu'il dépeint du prophète. Mansour Salah s'est senti insulté dans sa religion.

« C'est une insulte pour nous en tant que Libyens et musulmans, affirme-t-il. Et c'est une insulte à la communauté musulmane dans son ensemble. Lorsque ces gens insultent notre prophète, que le salut soit sur lui, nous ne l'acceptons pas. Mais comme nous n'acceptons pas les violences que l'on a vues. »

Zahra est l’une des femmes qui ont participé aux premières manifestations anti-Kadhafi, lançant la révolution en février 2011. Elle garde un souvenir ému de l'ambassadeur américain tué mardi soir.

Ibrahim Dabbashi, ambassadeur de Libye auprès des Nations unies

L'ambassadeur Stevens était un véritable ami de la Libye.

 

13/09/2012

« Cet ambassadeur était l'ami de tous les Benghaziotes, assure-t-elle. Il aurait pu rester à Tripoli, dans son ambassade. Non, il est venu ici car tous ses amis sont ici. Tout Benghazi l'aime. »

Otages de la violence, les Benghaziotes voient les étrangers quitter peu à peu leur ville. Et ils ont peur que cette violence ne les replonge dans le noir, comme ils ont vécu quarante-deux ans durant.

Accusés d’être attentistes, les policiers se sentent abandonnés

Au cœur de la situation de chaos que traverse Benghazi depuis maintenant des semaines, le vide sécuritaire dans la ville. Les premiers à s'en plaindre, ce sont les policiers eux-mêmes qui disent avoir été délibérément mis au chômage.

Othman Bensasi, directeur administratif du Congrès général national libyen

Il va y avoir une manifestation importante contre ce genre de violence. Il ne faut pas aller vers une irakisation de la Libye.

 

13/09/2012 par Nicolas Champeaux

Kamal, qui ne veut pas donner son nom de famille, est policier à Benghazi depuis fin 2011. Il dépend de la haute commission de sécurité. Une instance transitoire très controversée et mise en cause pour son attentisme lors des récentes violences qui ont émaillé tout le pays. Kamal accuse les responsables à Tripoli.

« Ils nous ont marginalisés, explique-t-il. On s'est rallié à la haute commission de sécurité mais ils ont fini par nous lâcher. Nous étions présents et on assurait la sécurité. Mais en juillet dernier, ils nous ont demandé de quitter nos postes et depuis, c'est le bordel. »

Kamal reprend à sa façon l'idée dont s'est fait écho le New York Times que les débordements pourraient avoir été programmés pour permettre à certains groupes d'exploiter le vide sécuritaire. En attendant, c'est le mépris ressenti par ces policiers qui les scandalisent le plus.

« Nous sommes les jeunes de ce pays. On veut le servir. Nous ne sommes pas des malfrats, des anciens détenus, comme l'imagine le Congrès général. Moi, je veux que le Congrès général présente ses excuses au comité de sécurité. Le ministère de l'Intérieur a dit que nous étions présents pendant l'attaque du consulat, alors qu'on n'y était pas. »

Sans cesse mis en cause, ses hommes ont décidé de profiter de l'attention médiatique portée sur Benghazi pour se faire entendre des autorités de Tripoli.

Jamal Ben Nour, ancien maire de Benghazi

Il faut nous assurer que la justice sera à la hauteur de ce défi, pour que le monde fasse confiance à notre révolution.

 

13/09/2012 par Nicolas Champeaux

tags: Etats-Unis - Islam - Libye
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(2) Réactions

Quel incident!

Vraiment, je suis très ému de voir et écouter tout ce qui se passe en Libye, ce pays voisin. la violence dans ce pays a coûté cher pour M.Staven l'ambassadeur américain à Benghazi.cet ambassadeur ami de tout les Benghasiotes se trouve enfin tué mais par qui? ce ne sont que des soupçons que j'ai écouté par des analystes mais la vérité qui est-elle? était-il visé pour sa personne ou bien une erreur suite à la manifestation de colère en Lybie contre le film qui insulte notre prophète. Dans tout les cas la mort de M. Steven n'est qu'un message clair pour les Etats Unis. L'ambassadeur américain n'est qu'un victime de tout ce qui se passe. C'est impardonnable de tuer un homme innocent . Notre religion ne permet pas ses actes terroristes et ceux qui font ces mauvais actes ne sont pas digne d'être des musulmans. L'Islam était une religion de fraternité, d'amour et de paix.Ce n'est pas une religion de racisme et de haine , il est certes loin de tout cela. Le prophète Mohamed est le prophète de tout le monde et personne ne peut nier cela (voir les trois religions). Nous sommes tous des frères, à quoi sert ces bêtises de l'un ou de l'autre. Voyons tout droit,chacun a besoin de l'autre dans ce monde terrestre.
Que Dieu nous aide pour arrêter ces conflits dans tout les coins du monde. Que l'Amérique évalue bien sa politique et ne tolère pas à ses gens de piquer l'honneur des autres peuples dans le monde entier. et voila les résultats que nous entendons chaque jour.

PREOCUPATION

Je crois que les américains réalisent aujourd'hui qu'il ne fallait jamais soutenir la révolution de Benghazi suite au profit de terroristes, je suis très navré de la mort de Kadhfi qui avait encore a son temps abandonner tout mauvais projet pour se lancer dans le développement de son pays, mais aujourd'hui la mort bien planifier a pu laisser entendre la voie de la mort que Kadhfi n’était pour rien.

Leçon à tirer que les américains ne fasse plus confiance au pays Arabes, ils ont soutenus l’Égypte, la Libye ou est la bonne suite, ils le feront aussi pour la Syrie, A mon avis il faut plus revoir très bien le procès du fils de Kadhafi qui est en prison.

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