L'Amisom se prépare à la bataille de Kismayo


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Les soldats kényans de l'Amisom ont pris position à environs 40 kilomètres du port de Kismayo alors que des milliers de civils fuient cette ville de peur d'être pris dans les combats. En Somalie, les forces pro-gouvernementales et les troupes de l'Amisom se préparent visiblement lancer l'assaut général contre ce dernier bastion des islamistes shebabs.

L'attaque du port de Kismayo se prépare, c'est en tout cas ce que prétend l'armée kényanne ce mardi 18 septembre au matin. Cyrus Oguna, le porte-parole de l'armée a d'ailleurs affirmé que la prise de Kismayo « serait pour bientôt » sans donner plus de détail.

La chute de Kismayo est imminente, les shebabs ne peuvent rien faire pour l'arrêter.
Cyrus Oguna
11-10-2013 - Par RFI

L'armée de terre kényanne est déployée sous la bannière de l'Amisom, qui soutien la fragile armée régulière somalienne. Depuis des semaines la marine kényanne patrouille d'ailleurs au large du port de Kismayo.

Selon des sources onusiennes, l'étau se resserre autour de la ville portuaire : les troupes de l'Amisom auraient déjà pris plusieurs villages à une centaine de kilometres de Kismayo. Et ces derniers jours, d'intenses combats ont opposé les forces somaliennes et les insurgés islamistes.

Des signes qui ne trompent pas

Informations démenties par les shebabs : ces derniers assurent que toutes les tentatives des forces de l'Amisom pour avancer sur Kismayo ont échoué. Les shebabs démentent également le retrait de leur troupes.

Bruno Jeddo
11-10-2013 - Par RFI

Il y a cependant des signes qui ne trompent pas, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) confirme que les populations civiles fuient la ville portuaire : le HCR parle de déplacement massif. Au moins 1 000 personnes hier et autant pour la simple matinée d'aujourd'hui, les populations civiles craignent d'être pris dans les combats et ne veulent pas servir de boucliers humains pour les islamistes. Ces derniers ont déjà utilisé cette tactique de repli stratégique à Mogadiscio et dans d'autres villes somaliennes.

Toujours selon le HCR, les populations ne s'éloignent pourtant pas trop de Kismayo, dans l'espoir de pouvoir y retourner le plus rapidement possible. Car c'est là, disent ces civils, qu'ils ont le plus de chance de trouver de quoi vivre au jour le jour !

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