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Article publié le : mercredi 19 septembre 2012 à 05:49 - Dernière modification le : mercredi 19 septembre 2012 à 05:49

Madagascar : un haut responsable accusé de trafic de bois de rose

Le trafic de bois de rose, une plaie à Madagascar.
Le trafic de bois de rose, une plaie à Madagascar.
Wikimedia

Par RFI

Le Premier ministre tape du poing sur la table et accuse nommément des hauts fonctionnaires régionaux, de trafic de bois de rose. Omer Beriziky affirme que des comités régionaux au nord-est du pays ont contourné abusivement l'interdiction de transport de bois de rose, et il promet des sanctions exemplaires contre des hauts responsables impliqués dans le trafic. Un chef de région a effectivement donné son accord pour le transport de plus de mille rondins – ce qui est interdit, et ce même chef de région est soupçonné d'avoir couvert par cette opération « transparente » le départ de quatre bateaux chargés de bois de rose, la semaine dernière, vers la Chine,

L'homme accusé à mots à peine couverts par le Premier ministre, et franchement accusé par plusieurs sources proches du dossier s'appelle Saina Michel. C'est le chef de région Analan Jirofo au nord-est du pays sur la cote. Joint par RFI, Saina Michel déclare « ne pas comprendre » les accusations du Premier ministre.

En effet, il a bien autorisé le déplacement de 1810 rondins de bois de rose mais sur une distance de 900 mètres, à cause d'un conflit entre le propriétaire des bois de rose et le celui du terrain, sur lequel ils étaient entreposés.

Saina Michel affirme avoir prévenu le ministère de l'Environnement et le Premier ministre de ce déplacement, effectué sous contrôle des gendarmes, procès-verbaux à l'appui.

Pour l'affaire des quatre bateaux en partance pour la Chine il demande des preuves, il dit que les stocks déclarés dans le district d'où viendraient les bois de rose ne pourraient jamais suffire à remplir quatre bateaux entiers.
Difficile de savoir si quatre bateaux chargés de bois de rose ont effectivement quitté le pays, le ministère de l'Environnement admet n'avoir aucune preuve, ce serait des « environnementalistes » de la région qui auraient vu les bateaux.

 

tags: Andry Rajoelina - Coopération et Développement - Madagascar
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