Au Tchad, trois syndicalistes et un directeur de journal condamnés pour diffamation

Au Tchad, à peine une heure de procès et le verdict est tombé, hier mardi 18 septembre : dix-huit mois de prison avec sursis pour trois syndicalistes. Quant au directeur de la publication de N'Djamena Bi-Hebdo, il est condamné à 12 mois de prison avec sursis pour diffamation, mais surtout le journal est suspendu pour trois mois. Tous les quatre étaient accusés de diffamation et d'incitation à la haine raciale. A l’origine de ce procès, la publication d’une pétition dénonçant l’accaparement des ressources du Tchad par la famille du président de la République.
Dès l’ouverture du procès, la défense des syndicalistes et du journaliste part à l'assaut de la Cour : « Monsieur le Président, nous récusons votre Cour. Elle a été constituée moins de dix jours avant le procès et nous avons adressé un recours en annulation devant la Cour suprême. C’est pourquoi nous vous demandons de ne pas juger ce dossier », lance un avocat. Le procureur contre-attaque : « C’est de la fuite en avant monsieur le Président. Vous devez vous assumer ».
Le tribunal décide finalement de continuer le procès. Les avocats quittent bruyamment la salle, abandonnant les prévenus devant les juges. Des prévenus qui refusent de répondre aux questions du juge et laissent le procureur prendre ses réquisitions.
Le délibéré tombe au bout d’une demi-heure. Les trois leaders de l’Union des syndicats du Tchad, le président Michel Barka, le vice-président Younous Mahadjir et son secrétaire général François Djondang, écopent de 18 mois d’emprisonnement avec sursis et d'un million de francs Cfa d’amende. Le directeur de publication de N'Djamena Bi-Hebdo Jean-Claude Nekim écope d’un an d’emprisonnement avec sursis, trois millions de francs Cfa d’amende alors que son journal est fermé pour trois mois.
Colère de maître Delphine Kemneloum, avocate des prévenus : « C’est une parodie de justice. Tout ceci est illégal, injuste et nous le dénonçons haut et fort. Nous userons de toutes les voies de recours qui sont à notre disposition pour faire que cela cesse ». Un autre avocat ajoute : « Le tribunal semble avoir oublié la loi de la presse et a fixé ses propres condamnations ».
Plusieurs centaines de militants qui n’ont pu assister au procès à cause des dispositifs de sécurité ont raccompagné les condamnés dans une marche improvisée en chantant l’hymne national.
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(7) Réactions
Dieu vous voit
Deby et sa famille doivent chercher par comprendre certaines choses avant de pousser ces ministres qui n'ont ni amis, ni famille, ni parent et collegue fonctionnaire au Tchad ou pour soutenir la position du gouvernement, ils disent de n'importe. combien de ministres sont à la retraite maintenant et qui souffrent. vous êtes pas eternels, ne voyez pas seulement le présent, regardez un peu plus loin avant agir. ......
Le Tchad est la propriété de Deby et sa famille
Les autres tchadiens sont des étrangers chez eux. Ce qui est dit dans la pétition est la triste réalité. Deby et sa famille pillent les richesses du Tchad. Des analphabètes et des non expérimentés appartenant à la famille Deby qui occupent des postes stratégiques et juteux. Mais les tchadiens diront non et vont sacrifier leur vie.
Quand on observe comment le procès s’est passe, on comprend tout sur ce régime. Trop c’est trop.
Trop c'est trop les
Trop c'est trop les gars!Qu'il s'en aille et laisse le pays tranquille svp!
C'est la comédie
Ce qui est sûr, en condamnant ces leaders syndicalistes et le journal, le pouvoir pense qu'il a un avantage: vous parlez encore on vous enfeme. l'UST doit frapper fort à partir du 17 octobre. ce ki est sûr le gouvernement n'appliquera pas cet accord qui prévoit l'augmentation des salaires. Là je suis pessimste dessus.je suis fils d'un fonctionnaire à la retraite, je connais la galère des travalleurs. Sommes-nous condamné à travailler pour que les autres en bénéficient aisement. Les impôts, les taxes nous frppent mais aucune augmentation de salaire. on ne peut même pas satifaire nos besoin les plus élementaire. Les travailleur ont faim, ils ne sont pas de bandits, pourquoi cette condamnation? je denonce haut et fort .vive la lutte syndicaliste pour une meilleure condition de vie des travailleurs.
où va ce pays ????
où va ce pays ????
C'est la comédie
Ce qui sûr, en condamnant ces leaders de la syndicalistes et le journal, le pouvoir pense qu'il a un avantage: vous parlez encore on vous enfeme. l'UST doit frapper fort à partir du 17 octobre. ce ki est sûr le gouvernement n'appliquera pas cet accord qui prévoit l'augmentation des salaires. vive la lutte syndicaliste pour une meilleure condition de vie des travailleurs.
Pillage des richesses du Tchad....
A une époque la famille Debré s'intéressait de très près aux richesses économiques tchadiennes...
A l'heure actuelle que font les dirigeants français.
Et à l'avantage de qui ?
Dassault, par exemple, que fournit-il, à quels prix et avec quelles contreparties ???
Lou Destrabat ce 19/09/2012 à 11h22