Mali / Cédéao - 
Article publié le : jeudi 20 septembre 2012 à 15:25 - Dernière modification le : vendredi 21 septembre 2012 à 07:46

Intervention militaire au Mali : la Cédéao répond à Bamako

Daniel Kablan Duncan, ministre ivoirien des Affaires étrangères.
Daniel Kablan Duncan, ministre ivoirien des Affaires étrangères.
gouv.ci

Par RFI

Le ministre ivoirien des Affaires étrangères Daniel Kablan Duncan est arrivé à Bamako ce jeudi 20 septembre au matin. Il est porteur de la réponse de la Cédéao au président Dioncounda Traoré à propos de la demande d'aide militaire du Mali auprès de ses voisins africains.

Alassane Ouattara, le président en exercice de la Cédéao avait promis de répondre rapidement au président Dioncounda Traoré. C'est chose faite avec cette lettre apportée ce jeudi matin par le ministre ivoirien des Affaires étrangères au président malien par intérim. Que dit cette missive ? On le saura dans la journée.

En début de mois, le président malien par intérim avait demandé de l'aide à la Cédéao pour reconquérir le Nord, mais il posait plusieurs conditions : oui à de l'aide matérielle, à du renseignement et à un soutien aérien, mais non à des militaires à Bamako.

Or, sur ce dernier point la Cédéao n'est pas d'accord. Hier mercredi, sur France 24, le médiateur Blaise Compaoré l'a redit : une éventuelle force d'intervention doit être présente à Bamako elle doit disposer d'un aéroport, d'une antenne médicale, de transmissions et d'un dispositif pour éviter à des mouvements armés de déstabiliser Bamako. En conclusion, pour le président burkinabè, « pour l'instant, les conditions ne sont pas réunies pour une intervention armée au Mali, et c'est Bamako qui bloque ».

On voit bien qu'on est loin d'une solution entre le Mali et la Cédéao. Le Premier ministre malien, qui a rencontré ce jeudi à Paris, le ministre français des Affaires étrangères, a redit que le temps pressait pour une intervention dans le Nord. Il a réclamé plus de fermeté de la part de la communauté internationale.

Cheick Modibo Diarra représentera la semaine prochaine son pays à New York pour la réunion sur le Sahel qui se tiendra en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.

Par ailleurs, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a répété jeudi le souhait des autorités françaises de se cantonner à un rôle « logistique » en cas d'intervention au Mali. Cette déclaration intervient au lendemain d'un message d'Aqmi, Al-Qaïda au Maghreb islamique, menaçant notamment de tuer les quatre otages français détenus au Niger, si la France s'engage logistiquement à aider une force d'intervention ouest- africaine pour aider l'armée malienne à reconquérir le nord du pays.

Jean-Yves Le Drian

Le ministre français de la Défense

La France a dit qu'elle apportera son concours et son soutien et j'espère que d'autres pays européens agiront de même mais en soutien logistique pas en intervention directe.

 

21/09/2012 par RFI

Sur le terrain,

Au Nord, la pression sur les habitants au nom de la charia continue. Dans la ville de Tombouctou, les islamistes ont décidé d'arrêté jeudi plusieurs femmes qui ne portaient pas le voile. Ils ont ordonné aussi que toutes celles qui seraient vues le soir dans la rue soient conduites en prison. Les islamistes ont aussi annoncé la création d'une prison pour femmes. Elhadji Baba Haïdara député de Tombouctou est indigné.

Elhadji Baba Haïdara

Député de Tombouctou

Il faudra que le monde entier comprenne que la population est prise en otage et qu'elle souffre.

 

21/09/2012 par Boniface Vignon

Une disparition inquiétante à Bamako

C'est celle de de Mohamed Ag Attabo, le président du Conseil du cercle d'Ansongo , dans le nord du Mali. Comme beaucoup de Touaregs, il s'était réfugié avec sa famille au Niger craignant des représailles depuis la prise des armes par le MNLA et la partition du pays, au mois d'avril. Mais Mohamed Ag Attabo était revenu dans la capitale malienne depuis samedi dernier pour assister à plusieurs réunions politiques. Il aurait été enlevé, mardi soir, à son hôtel.

Mohamed Ag Attabo

Le président du Conseil du cercle d'Ansongo

 

21/09/2012 par David Baché

 

tags: Alassane Ouattara - Blaise Compaoré - Burkina Faso - Cédéao - Cheick Modibo Diarra - Dioncounda Traoré - Mali
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(6) Réactions

POURQUOI BAMAKO

Ces soldats de la CEDEAO viennent t-il pour libérer le nord ou pour tchatcher à Bko. Pour moi leur première base doit être Douentza et ils avanceront en fonction des victoires jusqu'à Téssalit pour y installer leurs bases définitives mais pas bko; on veut pas être contrôler par des gens qui n'ont aucun sens de nos us et coutumes.

Deçu par le Mali

Vraiment je ne sais pas quoi dire , je suis choqué par cette situation , mais Mali me fait vraiment pitié , comme un pays ayant des soldats et des armes a t-il pu être dans une pareille situation

POURQUOI PAS KOULOUBA?

Décidément, on aurait tout vu.
Des militaires qui, senses etre agueris au combat en terrain hostile, veulent passer du bon temps a Bamako au lieu de s'aclimater pres du theatre d'operation.
Mopti a toutes les comodites pour recevoir les troupes de la CEDEAO (aeroport, transmission, base militaire etc...).
D'ailleur Bamako n'est ideale pour cette operation a cause de son climat (humide et frais alors qu'il fait chaud et sec au nord).
Ces gens ont autre chose en tete que liberer les regions nord du pays.
le Mali risque d'affronter un danger plus grave que la partition du pays.

Nord Mali

Une poignée d’extrémistes ne devrait pas ligoter ou mettre au pas la population entière de tout le Nord du Mali tout en prétendant de transformer le tout Mali selon leur plan. Ces radicaux islamistes prônent une société qui n’est pas de ce siècle. Ils ne sont prêts à aucun compromis. ....

Intervention dans le Nord Mali

Les Maliens doivent laisser tomber une dignité malade et revenir à la raison : ce serait irresponsable d’envoyer des hommes de la Cédéao directement vers le Nord sans prévoir, et pour eux et pour les soldats Maliens, une solide station d’appui à Bamako. Le Président par intérim ne doit pas se laisser manipuler par le Capitaine Sanogo et ses putschistes qui ne semblent pas connaître les stratégies de querre. L’intervention dans le Nord (2/3 du pays) ne sera pas comme celle du Sud contre les bérets verts de Djikoroni. En toute chose il faut considérer la fin : on sait souvent comment cela commence, mais rarement comment cela peut finir. Il faut éviter des demi-mesures et envisager une intervention globalement puissante à partir de Bamako pour rapidement en découdre avec les islamistes. La stratégie actuellement prônée par le Mali risque de conduire à un enlisement regrettable de la démarche qui ne pourrait pas contenir et vaincre les islamistes habitués à la guérilla dans le désert. A bon entendeur, salut !

Depuis quand une dignité est

Depuis quand une dignité est malade? Le syndicat des despotes, assassins et démocrates mal élus d'Afrique francophone veut enfoncer et " SOMALISER" le Mali. Le Mali tangue et ne chavirera jamais. Vos pays auront bientot de quoi s'occuper. Aucun pays de la CEDEAO n'a de leçons à donner aux Maliens. Nous savons ce que vous voulez alors de grace, votre Homme " Dioncounda " a fait ce que vous avez demandé contre l'assentiment de la majorité des maliens, alors garder vos mercenaires dans vos murs, nous n'avons pas d'argent pour payer la facture. Le Mali s'en sortira n'en déplaise à ceux qui n'ont pas de quoi etre fiers de leur histoire. Respectueusement

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