Togo : Loïc Le Floch-Prigent à nouveau entendu par un juge à Lomé

Loïk Le Floch Prigent , l'ex-patron du groupe français pétrolier Elf à son arrivée au tribunal à Lomé, le 17 septembre 2012.
© AFP PHOTO/ EMILE KOUTON

Loïk Le Floch-Prigent, inculpé au Togo pour complicité d'escroquerie, a été à nouveau entendu par un juge le 19 septembre à Lomé. L'ex-patron du groupe pétrolier français Elf   inculpé de complicité d'escroquerie a dû s'expliquer sur ses relations avec les autres personnes impliquées. Le plaignant tout d'abord, le millionnaire Abbas  Youssef et les deux autres accusés, deux Togolais, l'homme d'affaires Bertin Agba Sow et l'ex-ministre Pascal Bodjona. La justice togolaise a été saisie de cette affaire il y a un an. L'inculpation de Loïk Le Floch-Prigent relance la procédure judicaire mais on apprend qu'au début du mois, les différentes parties avaient tenté de trouver un accord à l'amiable.

Les négociations se sont déroulées dans les locaux de la gendarmrie de Lomé, trois jours durant, les 3,4 et 5 septembre. « A la demande de Pascal Bodjona, affirme l'un des avocats du plaignant émirati, nous étions réunis autour d'un médiateur,  Monseigneur Barigah, le président de la commission vérité, justice et réconciliation ».

Après de longues discussions, Pascal Bodjona, Bertin Agba Sow et Abbas Youssef commencent à définir une sorte de contrat. Nous avons pu consulter ce document de cinq pages intitulé « Projet d'accord transactionnel ». Bertin Agba était visiblement prêt à payer 5 millions de dollars en 18 mensualités d'après son avocat Maître Talboussouma. L'avocat indique que cet argent, n'a rien à voir avec l'escroquerie, qu'il correspond à des commissions.

Bertin Agba s'engageait aussi à aider la justice togolaise pour que les autres protagonistes, notamment Loïk Le Floch-Prigent soient entendus. Objectif : qu'Abbas Youssef récupère le maximum d'argent. En échange, l'accord prévoyait visiblement que la seconde plainte contre le ministre Bodjona soit retirée et que tout soit fait pour que Bertin Agba puisse se retrouver en liberté provisoire.

Après une ultime nuit de réflexion, Abbas Youssef change d'avis. Il exigeait selon son avocat 10 millions de dollars en cash immédiatement. Le protocole d'accord n'a donc jamais été signé et c'est désormais la justice togolaise qui doit suivre ce dossier ultra sensible.

 

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