Les femmes de Sauvons le Togo manifestent pour la limitation du mandat présidentiel

Plusieurs milliers de femmes habillées en rouge ont manifesté dans les rues de Lomé, le 20 septembre 2012.
© REUTERS/Noel Kokou Tadegnon

Au Togo, plusieurs milliers de femmes habillées de rouge ont défilé hier, jeudi 20 septembre dans les rues de Lomé, pour réclamer des réformes politiques. La marche était organisée par les femmes du collectif Sauvons le Togo, à l'origine depuis juin de plusieurs manifestations. Les manifestantes ont scandé des slogans hostiles au gouvernement, avant d'organiser un meeting sur une place de la capitale. Principale revendication : la limitation du mandat présidentiel à partir de 2015.

Tôt le matin, des contre-manifestants ont voulu perturber la marche. Elle a finalement démarré. Toute de rouge vêtues, les femmes ont sillonné les rues de Lomé. Il est midi, le cortège arrive sous les fenêtres de la résidence de France. Ces femmes, toutes assises au sol, crient, sifflent et tapent sur tout ce qui peut faire du bruit pour se faire entendre.

Ces femmes ne cachent pas leur détermination : « Nous demandons la limitation des mandats présidentiels à deux mandats avec effet immédiat. On ne peut plus le (Faure Gnassingbé, actuel président togolais, ndlr) supporter après 2015. Les gens manifestent dans la rue. On donne des gourdins cloutés et autres pour venir les taper. Or, c’est lui qui a déclaré haut et fort : plus jamais le sang d’un Togolais ne doit être versé dans ce pays ! Nous l’avons cru. On fait le contraire, et il ne fait aucune déclaration pour condamner. Ca veut dire qu’il n’est pas un président qu’on doit suivre. On est déterminées. Là où nous sommes, nous avons cette folie dans la tête. On ne peut pas nous l’arracher ».

Dans une ambiance plutôt joyeuse, au son des fanfares et tam-tam, le cortège arrive à la plage après trois heures de marche en face de la présidence. Isabelle Améganvi, membre du collectif, ne peut que s’en féliciter : « Les miliciens qui ont sévi samedi dernier ont voulu perturber et intimider nos manifestants. On est à la plage, c’est au-delà de nos attentes. C’est inouï. C’est tout simplement formidable ».

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