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Article publié le : dimanche 23 septembre 2012 à 21:54 - Dernière modification le : lundi 24 septembre 2012 à 10:34

Mali: accord in extremis sur un soutien militaire de la Cédéao pour la reconquête du Nord

Diouncounda Traoré de retour à Bamako, à l'aéroport international, le 7 avril 2012.
Diouncounda Traoré de retour à Bamako, à l'aéroport international, le 7 avril 2012.
REUTERS/Joe Penney

Par RFI

C'est à la dernière minute que la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et le Mali ont trouvé un accord, dimanche 23 septembre 2012, sur un soutien militaire ouest-africain à Bamako. A trois jours de la rencontre onusienne sur la sécurité au Sahel à New York, le président Dioncounda Traoré a signé une demande d'intervention qui a recueilli l'aval de la Cédéao. Un accord de dernière minute, un peu inespéré.

Les commentaires des ministres ivoiren et malien de la Défense, Paul Koffi Koffi et colonel-major Yamoussa Camara
 
24/09/2012
par Serge Daniel
 
 

Cet accord, beaucoup de diplomates, de voisins du Mali, et même les Maliens eux-mêmes n'y croyaient plus. Depuis des mois, la Cédéao attendait le feu vert malien pour échafauder un plan de soutien militaire en vue d'une reconquête du Nord. Mais visiblement Bamako n'était pas pressé.

Malgré moultes pressions et moultes promesses, le président Dioncounda Traoré attend début septembre pour signer la requête. Et le soulagement est de courte durée : la Cédéao estime que le compte n’y est pas et que les conditions drastiques de Bamako sont incompatibles avec une intervention militaire efficace.

Le ballet diplomatique entre Abidjan et Bamako s'accélère alors : le président en exercice de la Cédéao, Alassane Ouattara, met les bouchées doubles pour arriver à convaincre les autorités de Bamako.

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Sur le fond, il accepte l'exigence malienne : il n'y aura pas troupes combattantes étrangères dans la capitale. En contrepartie, il exige un QG opérationnel et une base logistique à Bamako avec des forces de police.

Dimanche matin, après des heures de travail entre ministres ivoirien et malien de la Défense, le président Dioncounda et le président Ouattara s’entendent sur l'esprit de cette opération de reconquête du Nord qui se fera, dit le texte, « en synergie permanente avec les autorités maliennes ».

Le président Ouattara promet enfin de faciliter le déblocage rapide de l'armement malien, retenu depuis des semaines en Guinée. L'accord est trouvé. La requête malienne peut s'envoler pour New York.

Précisions sur l'accord

Selon nos informations, la version définitive de la requête malienne insiste sur l'esprit de synergie entre les parties. L'intervention des forces ouest-africaines se fera donc en étroite coopération avec les autorités maliennes : les modalités pratiques de ce déploiements seront d'ailleurs scrupuleusement détaillées dans un mémorandum d’entente.

Il y aura bien un QG de la Cédéao à Bamako. Le PC militaire, la base logistique de l'opération et un détachement de force policière et d’experts seront installés dans la capitale, mais en périphérie de la ville. Le site sera choisi par une équipe conjointe Cédéao-Mali. Ce dispositif, précise le texte, devra être minimal et discret ; sous-entendu il ne doit pas choquer l'opinion publique.

Toujours dans un souci de discrétion c'est une commission technique d'évaluation qui déterminera la manière dont ces structures seront protégées à Bamako. Quant aux forces combattantes, les bataillons seront engagés là où sera installée l'armée malienne.

La lettre précise enfin que les autorités maliennes s'engagent à fournir tous les moyens nécessaires pour optimiser cette intervention visant à reconquérir le nord de leur pays. Ce climat de confiance avec la Cédéao, indispensable pour la viabilité de l'opération, était soumis au déblocage des blindés immobilisés depuis presque deux mois à Conakry, en Guinée. Une exigence malienne qui est désormais validée par la Cédéao.

tags: Alassane Ouattara - Cédéao - Dioncounda Traoré - Mali
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(18) Réactions

La responsabilité et la raison

Je n'arrive pas à comprendre les Africains. En pleine période de crise, vous vous permettez d’étaler vos ignorances et vous vous adonnez à des discussions vraiment stériles. Quand est-ce que vous allez-vous concentrer sur un problème africain et proposer des solutions réelles? Quand est-ce que vous serez enfin unis et solidaires? Quand est-ce que vous allez cesser d'accuser les autres de vos problèmes et vous remettre en cause?
L'article parle d'un accord trouvé et personne ne donne son avis qualitatif sur la question?

salam

hello

Quel complot ?

Cessez de déraisonner ! Quel intérêt y-t-il à comploter contre le Mali ? Vous êtes incapables de chasser les islamistes, et vous accusez les autres de comploter contre vous ! .....

La CDEAO, est le principal

La CDEAO, est le principal responsable du gouffre au Mali! Le Mali demeure avant tout un pays souverains et décider de ses plans militaires.

La CEDEAO n' y est pour rien!

Avec les armements bloqués en Guinée, les Maliens ne pourront rien faire, seuls, face aux islamistes ! Soyez plutôt humbles, et ne cherchez pas le mal auprès de la Cédéao! C’est toujours facile d’accuser les autres, mêmes pour les fautes qu’on a commises, soi-même ! Est-ce la Cédéao qui a commandité le putsch de Sanogo ? On dirait que vous ne connaissez pas bien la situation de votre propre pays !....

Je pense que c'est en

Je pense que c'est en répondant à ces imbécile de ce genre que vous leur donnez l'occasion de venir continuer leur stupidité. Il ne faut pas leur dire un mot. Ils sont tellement hypocrites qu'ils peuvent se retrouvé à fuire Bamako pour aller se cacher au Burkina tout en insultant les autres. S'il vous plait ne leur repondez pas.

Nous demandons l'intervention de la SADC

Nous demandons aussi l’intervention au congo de la SADC pour nous amener la paix au kivu ,jusqu'à quand laisserez-vous le rwanda nous massacrer en complicité avec leur frère Kabila? Si ce gouvernement n'est pas complice qu'il demande officiellement l'intervention de la l'armé de la communauté d'afrique australe car nous n'avons pas d'armé.

La responsabilté

il est vraiment primordiale que les africains aprennent a être responsable, cette situation de division du malie est le fruit de ce push qui d'ailleurs n'a servis a personne, aucun motif et ce pourkoi on dit vouloir prendre le pouvoir, cette revendication, n'a fait que couler le pays, Aujourd'hui l'afrique se réuni et veut pouvoir intervenir et aider la mali, mais ces meme pushistes encore qui y font obstacle, ce qui n'est pas normal

a la fin de tout ça faudrais qu'on situe les responsabilités de dirigeant malien, ils devront pays pour leur imprudence

le temps presse

Je ne saia pas pourquoi les Maliens tard comme ca.

Ces Maliens là

Les Maliens sont dépuis la crise du Nord entré dans l´histoire de l´humanité comme les gens les plus habiles à perdre du temps. Jamais on a vu une armée aussi poltronne retardé tant l´aide des armées de verdad des pays voisins.

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