La France s'active discrètement pour la sécurité du Mali et du Sahel


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Le président du Mali, Dioncounda Traoré, et son Premier ministre Cheikh Modibo Diarra ont demandé, dans une lettre au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, une résolution du Conseil de sécurité autorisant «l'intervention d'une force militaire internationale afin d'aider l'armée malienne à reconquérir les régions du Nord occupées.» L'annonce en a été faite à la presse par le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, lundi 24 septembre 2012 alors que s'ouvre l'assemblée générale des Nations unies à New York. Si la France ne monte pas officiellement en première ligne sur ce dossier, elle prépare un soutien logistique à l'opération de la Cédéao.

La France, a expliqué Laurent Fabius, est «heureuse des avancées» sur le dossier malien. Paris souhaite que le conseil de sécurité des Nations unies traite rapidement la demande du Mali pour l’envoi d’une force internationale dans le nord du pays. Quand au rôle de Paris, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, le définit ainsi : «La France là-dedans n’est pas en première ligne. La France là-dedans est un facilitateur

Faciliter, soutenir la Cédéao et le Mali d’un point de vue logistique uniquement, la France le fait aussi pour démanteler dans le nord du Mali une zone de formation des terroristes comme l’explique Laurent Fabius : « ... il y a un certain nombre de terroristes, surtout d’Aqmi, qui ont beaucoup d’armes –une partie provient de ce qui s’est passé en Libye- et beaucoup d’argent –une partie de l’argent vient de la drogue- et ils servent de plaque tournante pour former toute une série « d’apprentis terroristes» si l’on peut dire, qui ensuite vont commettre leurs méfaits dans d’autres pays d’Afrique, y compris d’ailleurs jusqu’au bout de l’Afrique de l’Est. C’est donc un danger ; pas seulement pour le Mali mais aussi pour l’ensemble de l’Afrique et pour l’ensemble de l’Europe

Si le conseil de sécurité, ce que je crois et ce que j'espère, donne droit à la demande des autorités maliennes cela va permettre, à terme, d'éradiquer ces intégristes.
Laurent Fabius: «Nous voulons évidemment que le Mali puisse reconquérir son territoire»
11-10-2013 - Par Bruno Daroux

L’Europe menacée et la France qui a des otages détenus par Aqmi. Des otages qu’il faut faire libérer et pour ce faire, Laurent Fabius affirme que Paris agit quotidiennement mais discrètement.

Un déploiement sécuritaire discrètement déployé

Dans ce dossier, tout est affaire de discrétion, assure-t-on de source sécuritaire à Paris.  Laurent Fabius et son homologue de la Défense, Jean-Yves Le Drian ont bien le même discours. La France ne voudra pas s'afficher comme étant «la nation en première ligne», mais «elle pourra apporter un soutien logistique à une éventuelle intervention militaire dans le Nord Mali» souligne aussi le ministre de la Défense. Pourtant, depuis plusieurs mois, on assiste à une montée en puissance des forces française dans la région.