Remaniement ministériel au Congo-Brazzaville


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Le gouvernement congolais a été remanié mardi 25 septembre 2012 au soir par un décret signé par le président Denis Sassou Nguesso. Il passe de 37 à 38 membres dont 5 ministres d’Etat et 3 ministres délégués. Le grand départ est celui du ministre de la Défense, Charles Zacharie Bowao, qui a refusé de démissionner depuis les explosions du 4 mars qui ont fait près de 300 morts à Brazzaville. Il a été remplacé par le chef d’état-major des Forces armées congolaises. Le premier conseil des ministres du nouveau gouvernement a lieu dans deux jours.

Interrogé par RFI début mai sur le fait que le ministre de la Défense n’avait pas démissionné après les explosions du 4 mars qui avaient fait près de 300 morts, le président Sassou Nguesso avait clairement indiqué qu’il était la seule personnalité du gouvernement habilitée à nommer les ministres et à mettre fin à leurs fonctions.

Dans la nouvelle équipe gouvernementale nommée ce mardi 25 septembre, l’universitaire Charles Zacharie Bowao a donc été remplacé par le chef d’Etat major des Forces armées congolaises, le général Charles Richard Mondjo.

Le nouveau gouvernement compte 38 contre 37 dans l’équipe sortante. On y trouve toujours 5 ministères d’Etat. Les cinq pôles qui coordonnaient les différents ministères ont été supprimés.

Gilbert Ondongo, qui devient ministre d’Etat, conserve le portefeuille des Finances. Il s’est vu ajouter la responsabilité du Plan en remplacement de Pierre Moussa, nommé récemment à la présidence de la CEMAC.

Membre de tous les gouvernements depuis 1997, André Okombi Salissa n’a pas été reconduit. François Ibovi lui fait son grand retour au gouvernement après cinq années passées à l’Assemblée nationale.

Le gouvernement reste dominé par le Parti congolais du Travail, grand vainqueur du dernier scrutin législatif. Son allié, le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI), a été bien servi avec trois portefeuilles.