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Article publié le : mercredi 26 septembre 2012 à 21:58 - Dernière modification le : mercredi 26 septembre 2012 à 22:38

ONU : l’urgence d’agir, leitmotiv de François Hollande

François Hollande et Valérie Trierweiler, dans la salle de bal «Roseland Ballroom» à New York, à la rencontre des Français de la ville, le 25 septembre 2012.
François Hollande et Valérie Trierweiler, dans la salle de bal «Roseland Ballroom» à New York, à la rencontre des Français de la ville, le 25 septembre 2012.
AFP/Emmanuel Dunand

Par RFI

Au cours de sa première participation à la grand-messe annuelle des Nations unies, le président français a martelé la même exigence : en Syrie comme au Mali, il ne faut pas perdre de temps, malgré les pesanteurs du système onusien. Il s’agissait également pour lui d’affirmer le nouveau style de la diplomatie française.

Avec notre envoyé spécial à New York, Florent Guignard

Elle était presque en embuscade dans le hall des Nations unies. Alors, pour éviter Ségolène Royal, François Hollande a préféré tourner les talons : Valérie Trierweiler n’est pas loin. Le président français voulait à tout prix éviter la photo qui aurait pu relancer le feuilleton et parasiter ses premiers pas aux Nations unies.

Le président français ne voulait pas négliger ce rendez-vous, avec un message principal : il est urgent d’agir. L’urgence, en France comme dans le monde, c’est le nouveau leitmotiv de François Hollande, alors que tout le système onusien démontre le contraire.

Aux avant-postes pour réclamer une intervention africaine au Mali, l’Elysée sait bien que la résolution du Conseil de sécurité prendra plusieurs semaines et la constitution d’une force africaine sans doute plusieurs mois.

François Hollande n’est pas Nicolas Sarkozy. La diplomatie coup de menton, ce n’est pas son style. Le président français veut bien donner des impulsions, mais dans un cadre collectif, quitte à produire des messages paradoxaux : défendre le multilatéralisme tout en dénonçant ses limites. En témoigne la paralysie du Conseil de sécurité sur le conflit syrien. Quand le volontarisme se heurte au mur des réalités, c’est la leçon de New York qui vaut pour le monde, mais qui vaut aussi pour la France.

tags: Cédéao - François Hollande - Mali - ONU - Politique française - Syrie
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